‹ La phrénologieChapitre 42 sur 62 · M. G. COMBE ET LES ALIÉNÉS DE RICHEMOXT · texte numérisé non relu

M. G. COMBE ET LES ALIÉNÉS DE RICHEMOXT

Le fameux docteur G. Corabe, pour prouver l'excellence de la cranioscopie, prend un jour la résolution d'aller la mettre en pratique sur les aliénés de l'asile deRichemont, à Dublin. Il se fait accompagner durant cette visite par M. Crawfort, médecin suppléant de l'établissement, par le ministre M. Grâce, par le major Edgeworth, directeur de l'École de commerce, par le docteur Cumming et le docteur Mollan. On ne pouvait mettre à cette importante opération une plus grande solennité. M. G. Combe se livre donc à l'examen de vingt-trois malades, et compose sur chacun d'eux son thème organologique ; puis ce thème est confronté avec l'histoire de chaque malade, histoire tracée antérieurement par le médecin de l'établissement et consignée sur ses registres. Ce sont ces thèmes et ces histoires qui sont rapportés textuellement dans le journal phrénologique d'Edimbourg, où j'en ai pris connaissance.

Au dire du rédacteur de l'article, M. Combe aurait rencontré juste dans io de ces 23 cas, c'est-à-dire

(1) Application des connaissances jjhrénologiques au diagnostic de la folie, par G. Combe. (Kdinburgh phrenologicaljourn.il and miscpllany, n» 21 .)

27 4 lilSTOIKES PliRÉNOLOGIOLES.

que le développement des organes y aurait été en rapport avec le caractère de la folie, ou les prédispositions qui paraissaient y avoir donné lieu. A admettre cette proportion, et à supposer, ce qui serait certainement une supposition exorbitante, que M. Combe n'ait pas été mis sur la voie des facultés et des organes par la nature du délire et l'aspect de la physionomie, un tel résultat n'aurait rien de bien extraordinaire, et cette proposition de 15 faits phrénologiques pour 8 autres qui ne l'auraient pas été, n'est assurément pas de nature à établir cette coexistence constante, condition indispensable de l'établissement d'un rapport empirique. Mais, comme je le disais tout à l'heure, j'ai moi-même examiné le thème organologique et l'histoire psychologique de chacun des malades soumis à l'examen de M. Combe ; j'ai regardé, pour chacun d'eux, jusqu'à quel point concordaient le thème et l'histoire, et je puis assurer que cette concordance est loin d'offrir le caractère que lui attribue l'historien de la visite de l'honorabUphrénologue. Trois surtout des cas qu'il présente comme démonstratifs de la vérité de la cranioscopie auraient pu parfaitement être réunis aux huit cas dans lesquels M. Combe n'avait pas eu la main heureuse. C'est pour la justesse de son diagnostic une proportion de moitié, c'est-à-dire une proportion qui établit précisément le contraire de ce que la phrénologie entend prouver par ses statistiques.

HISTOIRES PHREXOLOGIQl'ES. f '6

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