‹ La phtisie pulmonaireChapitre 12 sur 59 · VLA · texte numérisé non relu

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Fio-. 53.

Section de la paroi d'un anévrysme d'une caverne au point oîi il communique avec l'artériole qui s'y rend.

V. Artériole qui s'ouvre dans l' anévrysme a en v' . — A, h. Tunique moyenne de Fartèi-e. — t, t. Tunique interne. — 6, b. Paroi interne de l'anévrysme. — h. Limite de la tunique interne et de la moyenne. — m. Parois de l'anévrysme représentant la tunique externe très épaissie de l'artère. — p. Parois de la caverne et tissu coiijonctif de la caverne. (Grossissement de 20 diamètres.)

substance hyaline qui y existe en effet en grande quantité et dont le rôle et la nature chimique ne sont pas encore bien définis.

Les cavernes anciennes, à la surface desquelles l'inflammation est éteinte et que l'on considère comme à peu prés guéries, présentent une surface lisse comme si elles étaient recouvertes d'une muqueuse.

(1) Rasmiissen, Continued ohscrv. on /lœmopfi/sis, trailnit on anglais par W. D. Moore. Edimb. 1870.

(2) Meyer, Archives de phijs., 1880.

11 n'existe cependant pas d'épithélium à leur surfrce, mais simplement une couche de cellules lymphatiques rondes ou cubiques par pression réciproque. Ces cavernes se continuent quelquefois avec une bronche dilatée, et elles peuvent alors être prises pour la dilatation terminale d'une bronche. On sait que la tuberculose est une cause commune des dilatations bronchiques. Une caverne dont la surface est lisse peut de nouveau suppurer et s'ulcérer partiellement ou sur toute sa surface.

Le tissu fibreux qui double les cavernes très étendues, lorsqu'elles siègent près de la surface du poumon, se continue jusqu'à la plèvre viscérale qui est alors elle-même épaissie, fibreuse, adhérente à la plèvre costale. Il résulte de cette disposition une dépression du creux sous-claviculaire lorsque, ce qui est la règle, les cavernes siègent au sommet du poumon.

Des communications peuvent s'établir entre des cavernes et un foyer caséeux ganglionnaire à la racine des bronches, entre une caverne et un abcès provenant d'un mal de Pott vertébral et même entre une caverne et l'extérieur par une fistule cutanée.

§ 8. — Bacille dans les cavernes.

De toutes les lésions de la tuberculose pulmonaire, ce sont d'une façon générale les cavernes qui renferment le plus de bacilles. On peut observer le début de la formation des cavernes dans la pneumonie caséeuse ainsi que nous l'avons indiqué plus haut. La plus grande masse de bacilles s'observe alors au centre des infundibula, dans la lumière ou perte de substance qu'on y observe et qui communique avec une bronchiole. C'est là que se produira le ramollissement, la destruction initiale de la pneumonie caséeuse. Lorsqu'on étudie une caverne consécutive à cette lésion, on rencontre souvent, dans toute l'épaisseur du tissu caséeux qui en forme la paroi, une grande quantité de bacilles répandus partout, mais cependant plus nombreux à la surface que dans la profondeur. Il y a toutefois des exceptions : la surface d'une caverne pourra ne pas présenter de bacilles. Dans les cavernes anciennes du sommet qui, couvertes d'une sorte de membrane pulpeuse en voie de suppuration éliminatrice, contenant des débris et grumeaux jaunâtres, communiquent avec des bronches dilatées, il y a presque toujours un assez grand nombre de bacilles dans la fausse membrane et dans les grumeaux opaques.

La partie la plus superficielle des cavernes est formée de tissu embryonnaire bourgeonnant. On y voit le relief de parties qui sont des débris de parois alvéolaires épaissies n, n (fig. 54). Dans l'intérieur de ces bourgeons, on trouve souvent des amas de bacilles qui sont

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ÂNATOMIE PATHOLOGIQUE. 221

quelqueluis renfermés dans une sorte de petit kyste à paroi épaisse. Il est possible que ces bacilles soient contenus là dans des capillaires oblitérés au sommet des bourgeons.

En p, on voit une bi^onche en partie -5

détruite, mais qui est encore tapissée de quelques cellules cylindriques.

Entre la surface de la bronche;? et le cartilage c, il existe des bacilles situés dans le tissu conjonctif et les voies lymphatiques de la muqueuse.

Dans la couche superficielle de la caverne, rampent des vaisseaux sanguins, r. En a, on note une petite artère dont la lame élastique interne est très manifeste; la paroi de cette artériole est très épaissie au niveau de la surface de la caverne. Une granulation tuberculeuse avec deux cellules géantes g et des bacilles s'est développée dans la paroi de l'artériole à ce niveau.

Dans la profondeur de la paroi de la caverne, on observe un tissu sclérosé, souvent pigmenté, infiltré de cellules migratrices situées entre les faisceaux fibreux et souvent réunies en îlots. Là aussi se trouvent des fentes plus ou moins régulières qui sont soit des vaisseaux, soit des alvéoles déformés. Les vaisseaux offrent quelquefois une paroi très épaisse avec des couches concentriques de cellules embryonnaires et leur lumière est alors oblitérée.

Dans ce tissu sclérosé, les bacilles sont peu nombreux ou même ils n'existent pas. La paroi des cavernes ne se limite pas brusquement avec le tissu pulmonaire voisin ; on voit quelquefois, entre la paroi de la caverne et le tissu pulmonaire, une zone dans laquelle les vaisseaux sanguins sont dilatés et très nombreux. Il n'y a pas toujours de bacilles dans ce tissu vascu-

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