Consanguinité
La consanguinité a été incriminée par un certain nombre d'auteurs, Fonssagrives, Devay, Peter, etc. ; par contre Smith sur 1000 cas de
(1) Un cas non douteux de tuberculose congénitale, par P. Johne, de Dresde (Wiejm- Medizin Blatter, avril 1885).
ÉTIOLOGIE. 3Jl
tuberculose n'en a trouvé que G où la consanguinité ait joué un rôle manifeste. Rien d'étonnant sans doute à ce que des alliances entre individus issus de famille contaminées, à plus forte raison contaminés eux-mêmes, soient pleines de périls pour les descendants ; mais qu'il en soit ainsi quand les conjoints appartiennent à des familles saines et jouissent eux-mêmes d'une bonne santé, rien n'est moins démontré.
§ 5. — Innéité.
On a fait autrefois une large part à l'innéité dans l'étiologie de la tuberculose. Quand il était impossible de faire intervenir comme cause l'hérédité, on admettait que les enfants avaient apporté en naissant une constitution particulière, différente de leurs parents, en vertu de laquelle ils devenaient phtisiques. Tout cela est supposition pure, dénuée de tout argument solide, et il est plus que probable que dans la grande majorité des cas qu'on expliquait par l'innéité, les conditions extérieures qui débilitent l'organisme et le rendent apte à la contagion, sont les seuls et véritables facteurs de l'évolution morbide.
Les causes qui dépriment l'organisme et en font la proie facile du parasite tuberculeux peuvent être rangées en trois grands groupes: 1° les causes débilitantes englobées sous le nom de misè?'e physiologique et d'antres qui agissent dans le même sens, telles que le refroidissement, certaines influences climatériques ou professionnelles; 2° certains états physiologiques tels que la grossesse, la lactation, etc. ; 3° certains états pathologiques.
Nous allons étudier successivement ces diverses causes.