‹ La Phtisiothérapie dans l'Antiquité: Orientaux - Grecs - ArabesChapitre 13 sur 30 · AS CE · texte numérisé non relu

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l'hétérogénéité de cet ouvrage, attribué autrefois en entier au génie de Cos. Il y a là les écrits du grand Hippocrate, de son fils Thessalus, de son gendre Polybe et de ses ennemis, les médecins de Cnide. Mais malgré tout, « la Collection n'est pourtant pas disparate, car tout est lié par une incontestable communauté d'époque, de théorie et de pratique » (Littré). Aussi ferons-nous abstraction des auteurs qui ont écrit l'ouvrage, étudiant la maladie qui nous occupe dans l’œuvre de Littré, dépourvue de sa célèbre préface.

Qu'est-ce donc que la phüisie pour Hippocrate ?

« C’est la suite d'ulcères incurables du poumon et du dépérissementdu corps, jointe à une petite fièvre” .» Elle a comme causes, soit une hémoplysie : « au crachement de sang succède le crachement de pus », soil une toux prolongée, soit une autre affection, péripneumonie ou pleurésie, soit l'asthme, etc. . Mais le principal mécanisme de formation des ulcères est le suivant :

Quand la tête remplie de phlegme devient malade et que de la chaleur se développe, le phlegme se corrompt dans la tête, attendu qu'il ne peut être mû de manière à cheminer ; puis, quand il est épaissi et corrompu et que les veines sont remplies outre mesure, il se fait une fluxion sur le poumon; le poumon, l'ayant reçu, s’affecte aussitôt, étant irrité par le phlegme qui est salé et putride.— Voici les accidents : il survient une fièvre sourde et du frisson ; il y a de la douleur à la poitrine et au dos; parfois une toux aiguë accable le patient, qui rend une expectoration abondante, aqueuse et salée. Tels sont les accidents du début de la maladie; mais, avec le temps, le corps maigrit, sauf les membres infé-

1 Galien, /6° Commentaire de l’Aphorisme VII,

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