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dessus, ou du moins, « les maladies traitées sont aussi difficiles à déterminer que le nom et la nature des remèdes. Les affections des voies urinaires et des intestins. sont aisées à reconnaître etil en est de même des maladies de la tête et des yeux... Quand on vient aux maladies de l'estomac, de la poitrine et du cœur, on se heurte à des obstacles presque insurmontables' ». Nous avons consulté les historiens anciens, Strabon, et surtout Hérodote, qui avait visité la Lybie, Thèbes, Hélopolis, et en aucun endroit, nous n'avons trouvé la phtisie mentionnée. Bien plus, nous verrons plus tard que l'Egypte sera un lieu de rendez-vous des phtisiques. Celse, Pline l'Ancien, Pline le Jeune y enverront leurs malades, ainsi que Galien qui rapporte cependant quelques cas de phüsie, observés à Alexandrie, mais seulement chez les étrangers venus d'Europe. Prosper Alpin?, dans sa Médecine des Egyptiens, indique le traitement qu'on leur prescrivait : des cautérisations faites avec du coton enflammé, des ventouses scarifiées. Ajoutez à cela l'huile de raifort® (?) à l'intérieur. C’est toute la thérapeutique que nous connaissons ; et pourtant 1l est fort probable que plus d’une recette proposée par Pline, Dioscoride, Galien, contre la phüsie, était d’origine égyptienne, puisée dans ce vieux livre, rédigé par les prêtres et contenant
‘ Maspero, le Papyrus Ebers et la médecine égyptienne (Bibliothèque égyptologique, t. VIT, p. 287-304, 1898.)
? Prosper Alpin, De Medicina Aegyplorum, libri IV, Parisiis,
# Schnepp, Du Climat de l'Égypte, Firmin-Didot, 186.
AE T SES les règles de la science médicale : Embre, scientia causaliltalis.
$S 3. Les Hébreux.
« Dans les pages de la Bible et en particulier dans le Lévitique, toutes empreintes de police médicale et sacramentelle, vous poursuivrez en vain un groupe de symptômes, une esquisse pathologique d'un individu dans la fleur de l’âge, que vous direz atteint de tuberculose pulmonaire. La phtisie, ce typhon de l’âge moderne, passe inaperçue dans l’ancienne Judée! » Il nous est donc impossible de parler du traitement d’une maladie ignorée. Quant aux rédacteurs du Talmud, ils n'auront sur la phlisie de l’homme d’autres idées que celles de Galien : ils la considèreront comme due à une ulcération du poumon et la traiteront comme lui. Mais ici se pose une question intéressante : les Juifs ont-ils connu la phtisie du bœuf, ont-ils saisi les rapports qui existaient entre les affections humaine et bovine, ainsi que l’ont prétendu nombre d'auteurs, montrant que les Hébreux avaient été les premiers à proscrire de l'alimentation la viande des animaux tuberculeux? C’est à discuter. Certainement ils ont décrit les nodules de la pommelière, les adhérences des poumons aux côtes, les ulcérations creusées dans le viscère. Mais ils ont attaché peu d'importance à ces nodules, n'ont pas vu les liens qui les raltachaient à la phtisie, considérant comme kascher (permise) la chair des bêtes
! Lauvergne, ouvrage cité.
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qui offraient ces lésions. Par contre, ils ont déclaré terepha (défendue) celle des animaux aux poumons adhérents ou ulcérés. « Si les commentateurs talmudistes avaient eu la notion que les nodules de la pommelière du bétail pouvaient être la cause de la phtisie chez l'homme, ils auraiènt évidemment proscrit de l'alimentation là viande des animaux porteurs de ces tumeurs !. » En prohibantles animaux dont le poumon était ulcéré, ils ne faisaient qu'observer cette règle générale : c’est que toute maladie, qui est incompatible avec la vie de l'animal, le rend ferepha*: Or, si les ulcères du poumon étaient mortels pour la bête, les nodules ne l’étaient pas. Ce n’est donc pas l’idée de contagion qui a guidé les Juifs dans ces prescriptions, et Guéneau de Mussy exagérait en disant : &... Quelle extraordinaire prescience! La contagion de la tuberculose n’est démontrée que depuis peu d'années; la transmissibilité de la maladie par l'alimentation n’est pas acceptée par tous... et la loi israélite, devançant la science moderne de plusieurs milliers d'années avait inscrit dans ses préceptes ces lois préventives de la tuberculose. »
1 Paul Garnault, la Tuberculose chez les anciens (Revue internalionale de la tuberculose, 1901).
* Rabbinowiez, Législation civile du Talmud, t. V, Paris,
* Guéneau de Mussy, Etude sur l'hygiène de Moïse et dès anciens Israélites (Union méd., 1885, 3° série, XXXIX.) Nous n'avons pu consulter Rabbinowicez, la Médecine du Talmud, Paris, 1880.
$S 4. Les Persans.
Il faut rechercher les premières traces de médecine persane dans le Zend-Avesta!, livre sacré des Parsis ou adorateurs du feu, composé par Zoroastre. Les maladies, qu'il est impossible de reconnaître, étaient causées par les dévas ou démons, et traitées par le couteau, karela ; les plantes, urvara; les eaux :
Venez, nuages, venez! Du haut du ciel, descendez sur la terre, par mille gouttes de pluie, par dix mille gouttes pour faire évanouir la maladie (21 fargard).
Enfin, sices moyens échouaient, on avait recours aux formules sacrées, mälhra.
Les Persans ne connaïîtront pas d'autre médecine, avant la fondation de l’école de Djondisabour par les Juifs et les Nestoriens, chassés de Byzance. C’est alors qu'ils liront les écrits grecs, hindous, y recherchant avant tout le traitement des maladies. Deux grands maîtres de la médecine arabe, Rhazès et Avicenne, seront d'origine persane. Vers 968- 977; paraîtra un livre fameux, le Liber fandamentorum pharmacologiæ, d'Abou Mansour Mouwaffak, que nous ayons parcouru dans la traduction allemande qui en a été faite par Abdul-Chalig Achundow?. Nous ÿ rencontrons très peu le mot de phüsie, dans laquelle Mouwaffak conseille le lait d’änesse, la poudre d'écrevisse, la terre
re Darmesteter, le Zend-Avesta]/ Annales du musée Guimet.
t. LEE ? Voir Kobert, Fr onet Studien, Halle 1893; t. AL],