CHAPITRE XIII
.clés de la partie postérieure du corps, dont les contractions ont le même but , cessant d’agir successivement ou ensemble, le poids de la tête et la flexion de la colonne vertébrale déterminerait la chiite du corps en avant.
Au moment où l’homme va céder au sommeil, les parties de son corps qui ne sont pas soutenues, fléchissent sous leur propre poids, ses bras tombent involontairement, ses doigts abandonnent les corps qu’ils avaient saisis; la tête chancelle, s’incline en avant ou sur un des côtés; enfin, elle se place sur un appui, et reste immobile.
L'homme assoupi ne peut former aucun jugement; ses idées sont vagues, confuses, fantastiques; il a encore la conscience qu’il va s’endormir, mais il lui est impossible de connaître le moment précis où le sommeil s’empare de lui; en vain il s’efforce de lui résister, il est bientôt subjugué. Alors l’expression de la physionomie change, le visage s’épanouit en quelque sorte, les lèvres s’écartent, la mâchoire tombe. Ce dernier phénomène suffirait seul pour faire distinguer le sommeil de la mort..
Plusieurs physiologistes ont remarqué que
les sens ne dormaient point tous avec la même intensité : le sommeil du tact est très-léger ; de tous les sens, le goût et l’odorat sont ceux qui se réveillent le plus difficilement. Comme le tact, Fouie, chez la plupart des individus qui dorment, est réveillée par une excitation légère; c’est une attention de la nature : dans le repos des organes qui nous mettent en rapport avec les objets extérieurs, elle a fait dormir d’un sommeil moins profond que les autres ceux des sens qui peuvent nous avertir de l’existence du danger. L’habitude peut rendre l’ouïe insensible aux impressions les plus fortes; ainsi elle permet à quelques individus de céder au besoin du sommeil au milieu des plus violentes détonnations.
Les personnes qui habitent et dorment dans le voisinage d’une cloche, d’un moulin, de la mer, d’une cascade, d’un fleuve rapide, se livrent plus difficilement au sommeil, lorsqu’ils 11e sont plus à portée d’entendre ce bruit considérable. Cette vive excitation, dont l’effet naturel serait d’empêcher le sommeil, modifiée chez eux par l’habitude, fait partie des causes qui les invitent à dormir.