CHAPITRE II
été communiqués par une personne qui pendant long-temps a fréquenté les Chinois, n’ont jamais été publiés.
(Voyez la planche deuxième.)
Mouvements progressifs.
Les mouvements progressifs sont la marche, le saut et la course.
La marche est le mode de progression le plus ordinaire. Elle a lieu toutes les fois que les membres inférieurs parcourent des espaces égaux , et que les muscles se contractent tranquillement et sans secousse : ces espaces franchis sont ce que l’on appelle les pas.
L’homme a les pieds plus large qu’aucun autre animal; c’est cette largeur des pieds et leur écartement, qui assurent la marche en nous donnant plus d’aplomb. Les hommes qui ont long-temps navigué, contractent l’habitude de cet écartement des pieds, nécessaire pour se soutenir au milieu du roulis des yaisseaux , et ne peuvent s’en défaire , lorsqu’ils sont à terre , ce qui les rend faciles à reconnaître par leur démarche. Un matelot n’est capable d’un service actif, que lorsqu’il a le pied marin ;
DE LA. LOCOMOTION
c’est-à-dire, lorsqu’il s’est habitué à marcher avec assurance sur le pont d’un navire battu par la tempête.
La conformation du pied est nécessaire à la marche; aussi les hommes à pieds plats sont constamment de mauvais marcheurs, et cette disposition est un cas de réforme pour le service militaire.
Du Saut.
Le saut est dû au redressement subit et brusque des membres inférieurs qui avaient été d’abord fléchis. Comme le sol ne se laisse point déprimer par les pieds, lorsque les membres s’étendent subitement, le corps qui s’était abaissé , est relevé soudainement par ces derniers qui le lancent, pour ainsi dire, en l’air: cet effet a été ingénieusement comparé à la détente d’un ressort.
Chez tous les animaux sauteurs les membres de derrière sont plus longs que ceux de devant. Les sauterelles par cette disposition, sautent un espace de deux cent fois la longueur de leur corps.
La puce saute encore plus loin; aussi les
CHAPITR E If.
Arabes appellent -ils cet insecte le père du saut.
La Course.
Le mécanisme de la course se compose de celui de la marche et de celui du saut ; elle ressemble d’av-antage au dernier qu’au premier de ces mouvements; c’est pourquoi des auteurs l’ont définie une suite de sauts bas. Les meilleurs coureurs sont ceux qui ont la plus grande force d’haleine , c’est-à-dire qui peuvent soutenir leur respiration le plus longtemps. On a vu des coureurs de profession égaler en vitesse le cheval le plus agile.
La course prolongée détermine souvent le gonflement de la rate , d’où résulte une douleur subite, connue sous le nom de point de côté. Les coureurs , pour empêcher cet inconvénient , se serrent le ventre avec une ceinture.
De la Nage.
Il est peu d’animaux qui se soutiennent plus difficilement que l’homme à la surface de l’eau. La pesanteur de son corps ne surpasse cependant pas de beaucoup celle d’un égal volume d’eau; quelquefois même, lorsque
l8 DE LA LOCOMOTION.
l’individu est très-gras, cette pesanteur est la meme. Aussi observe-t-on que les personnes qui ont beaucoup d’embonpoint ont moins d’efforts à faire pour surnager.
La tête dont la pesanteur relative est trèsconsidérable , est le principal obstacle à la facilité de la natation , et ce n’est point sans peine que les nageurs soutiennent leur tête hors de l’eau, afin de pouvoir respirer.
La force avec laquelle il faut frapper l’eau pour pouvoir nager et la rapidité des mouvements qui doivent se succéder pour soutenir le corps, rendent raison de la fatigue qui résulte de cet exercice.
La grenouille exécute en nageant les mêmes mouvements que l’homme; on présume que c’est elle qui lui a servi d’exemple pour l’art de la natation.
On emploie pour la pêche des perles, des nageurs qui sont tellement exercés à plonger au fond de l’eau, qu’il en est, dit -on, qui parviennent cà y rester pendant dix minutes.
Du Coucher.
Le corps de l’homme étendu sur un plan