CHAPITRE XVI
tenue exercée sur l’abdomen et le tborax ; une compression directe exercée sur l’organe pulmonaire, soit par un épanchement de nature quelconque dans le thorax, soit par l’introduction d’une quantité d’air considérable dans cette cavité, soit par une cause qui ne permet pas aux poumons de recevoir l’air atmosphérique, par exemple, lorsque cet organe est gorgé de sang, carnifié, ou lorsque les cellules aériennes sont remplies d’un gaz qui n’est pas respirable. Dans ces nombreuses circonstances, la mort est causée vraisemblablement par la cessation de l’introduction de l’air atmosphérique dans l’organe pulmonaire ; celui-ci étant dans l’impossibilité d’exécuter ses fonctions, le coeur, le cerveau, et tous les organes cessent d’agir et de vivre.
Un individu consumé par les flammes périt plutôt par asphyxie que par les progrès de la torréfaction. Celui qui succombe sous la chaleur excessive de l’atmosphère, meurt vraisemblablement par la cessation de l’action du cœur. On a observé souvent que les individus qui perdaient la vie soudainement par l’excès de la chaleur atmosphérique , éprouvaient des syn-
DE LA MORT
copes dont la durée et la fréquence allaient toujours en croissant, des hémorragies, une sorte de décomposition du sang; quelquefois ils sont frappés d’apoplexie; d’autres fois atteints d’un véritable délire frénétique^ L’extrême douleur donne la mort, selon beaucoup de probabilités , en anéantissant l’influence nerveuse. Lorsqu’une mort subite a été l’effet d’une passion vive , d’une affection de lame extrêmement forte, il y a eu anéantissement de l’action du cerveau et du cœur.
La connaissance des différents genres de mort subite importe beaucoup au médecin légiste : un individu est trouvé sans vie, son corps 11e présente aucune trace de violence, comment a-t-il péri? Sa mort a -t- elle été l’effet soudain d’une révolution qui s’est opérée spontanément dans ses organes? est-il la victime du crime ou d’un accident imprévu? telle est la question importante que doit résoudre le médecin légiste , et qu’il ne peut discuter qu’en écartant de lui toute prévention. Si quelques morts subites ont été produites par une affection vive de l’ame, d’autres fois elles auront reconnu pour cause une congestion san-