‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 28 sur 182 · CHAPITRE IV. ÔJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ÔJ

changée en traversant des milieux transparents de densité inégale.

Un rayon de lumière réfracté par le moyen d’un prisme de verre, produit le spectre solaire, eu se décomposant en sept rayons qui sont: le rouge , X orangé, le jaune , le vert, le bleu, le pourpre , et le violet. Leur réunion forme - le blanc ; de leur absence totale résulte le noir. De tous ces rayons, c’est le rouge qui produit sur les yeux la plus vive impression ; c’est sans doute ce sentiment qui porte les peuples sauvages à rechercher avec empressement les étoffes teintes en rouge. Jadis c’était la couleur du manteau des rois.

Le vert, au contraire est une couleur qui repose la vue; aussi la nature semble-t-elle l avoir répandue àcedessein sur la plusgrande partie de la surface du globe.

Plus un corps est blanc , plus il réfléchit la lumière; lorsqu’il est noir, il l’absorbe entièrement. C’est pour cela que Francldin conseillait aux habitants des pays chauds de n’aller au soleil qu’avec des chapeaux et des vêtements blancs.

L’organe de la vue est formé de deux par-

DES SENSATIONS

ties bien distinctes , l’une qui sert à le préser* ver, tels que les sourcils, les paupières et les voies lacrymales; et l’autre par laquelle s’exécutent les phénomènes de la vision, et qui constitue le globe de V œil proprement dit.

Les sourcils sont deux éminences formées par des poils, et destinées à préserver l’œil d’une lumière trop vive , et à le garantir de la sueur du front qui pourrait couler dessus; les sourcils remplissent d’autant mieux ces conditions, qu’ils forment une saillie plus considérable , et que leur couleur est plus foncée.

Les paupières sont deux voiles mobiles, tendues au devant de l’œil, et qu’alternativement elles recouvrent et laissent à découvert. Leurs bords libres sont tendus par les cartilages tarses , et la vivacité de leurs mouvements dépend des muscles qui entrent dans leur struc* ture. La face interne des paupières est recouverte par la conjonctive , membrane de nature muqueuse, qui se réfléchit sur le devant de l’œil, et forme vers son angle interne, un repli triangulaire, appelé membrane clignotante.

Les paupières sont assez minces pour qu’on

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