‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 35 sur 182 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

plus vive; aussi respirons-nous fortement, en fermant la bouche, lorsque nous sentons une odeur agréable. Nous respirons, au contraire, par la bouche, ou nous suspendons momentanément la respiration, quand les odeurs nous déplaisent.

L’odorat se perfectionne parla perte de quelqu’un des autres sens; et l’on cite un aveugle que cet organe instruisait de la sagesse de sa fille.

Il s’émousse par l’usage des odeurs fortes. C’est ainsi que le tabac, en stimulant continuellement la membrane des fosses nasales, altère son tissu , et finit par éteindre à la longue sa sensibilité.

La petite distance qui sépare le cerveau des fosses nasales, rendant la transmission de l’impression des odeurs très-prompte et très-facile, c’est cette raison qui a porté à mettre sous le nez des stimulants propres à réveiller la sensibilité, lorsque la vie est suspendue, comme dans les cas de faiblesse ou d’asphyxie. La relation sympathique qui existe entre la membrane pituitaire et le diaphragme (i), ce qui

(1) Le diaphragme est un muscle situé presqu’horison-

DES SENSATIONS

est la cause de V éternuement , explique encore les bons effets des remèdes sternutatoires, dans les cas de mort apparente.

L’odorat est un des sens dont les usages sont les plus variés : il nous flatte par l’impression agréable des odeurs, il constate les qualités respirables de l’air, il précède le goût dans l’exploration des aliments; enfin, on connaît son influence sur le système nerveux, principalement chez les femmes.

De la Gustation. ( ou du Goût.)

Legoz^estle sens qui reçoit l’impression des saveurs. Il a été à bon droit nommé avec l’odorat, sens chimique ; en effet, l’un et l’autre ne s’exercent que sur des molécules détachées de la substance des corps, dont ils font connaître en même temps la composition intime.

Les saveurs sont nombreuses et aussi variées

talement dans l’intérieur du corps, qu’il sépare en deux parties : l’une supérieurement, qui contient les poumons et le cœur; l’autre inférieurement, dans laquelle sont renfermés l’estomac, les intestins, etc. On ne peut mieux comparer le diaphragme qu’au plancher qui se trouve entre les appartements du premier et second étages d’une

maison.

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