CHAPITRE IV
cé, et qui n’ëst, pour ainsi dire, qu’un sens mécanique.
Du tact ( ou du toucher ).
Le toucher donne laconnaissance de certaines qualités physiques des corps, appelées qualités tactiles.
Toutes les parties du corps peuvent être accidentellement le siège du toucher ; mais ses organes naturels sont les membranes muqueuses , et principalement la peau.
La peaMformel’enveloppe générale du corps; elle est épaisse, résistante, extensible, contractible et d’une structure complexe. Trois parties principales entrent dans sa composition : Y épiderme , le corps muqueux réticulaire et le derme.
L’ épiderme est une membrane fine, transparente , et que l’on croit être inorganique et formée de lamelles imbriquées. Sa nature est aussi inconnue que la manière dont il se régénère, lorsqu’il a été détruit. Très-adhérent au corps réticulaire , qu’il recouvre dans toute son étendue , il le préserve de l’irritation que produirait sur lui le contact immédiat des corps extérieurs.
DES SENSATIONS
Les ongles et les poils (i) sont regardés, par quelques anatomistes, comme une dépendance de l’épiderme.
L’épiderme est très-fin dans le foetus. Il se sèche dans la vieillesse et devient sujet à tomber par petites écailles.
Le corps muqueux réticulaire est situé sous l’épiderme. C’est sa couleur brune ou blanche qui fait la différence de la peau entre le nègre et l’européen.
Le derme , ou cliorion , est un tissu blanchâtre très-serré, composé de fibres lamelleuses, et qui forme la peau proprement dite, en lui donnant sa consistance et sa fermeté.
(x) La couleur des poils dépend d’une substance gélatineuse qui se trouve au milieu, dans toute leur longueur. Cette substance est l’ougeâtre pour les poils blancs, et d’un rouge brun pour les poils noirs. La couleur des cheveux peut faii'e juger de leur grosseur; Witof, qui a eu la patience de compter combien de poils étaient compris dans la largeur d’un pouce carré, dit, dans sa Dissertation sur les poils de l'homme , qu’il s’en trouve cinq cent soixante-douze noirs, six cent huit châtains, et sept ccnt quatre-vingt-dix blonds.
Les cheveux paraissent de bonne heure chez le fœtus, mais la matière colorante n’y existe pas encore.