‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 68 sur 182 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

quatre livres en vingt- quatre heures). Ces deux excrétions se suppléent réciproquement, et l’augmentation de l’une entraîne constantment une diminution sensible dans la quantité de l’autre.

C’est par la voie de la transpiration pulmonaire et cutanée, que s’échappe au dehors du corps le calorique qui excède la quantité nécessaire.

Pour avoir la preuve de la transpiration pulmonaire ou cutanée, il suffit d’approcher un miroir, ou tout autre corps poli, à une ligne de distance de la bouche, ou du bout du doigt; bientôt la surface en est ternie par une vapeur condensée en gouttelettes extrêmement fines, qui se dissipent lorsqu’on éloigne le miroir.

Ce moyen s’emploie quelquefois pour s’assurer, par la respiration, si un individu, privé de sentiment, est en léthargie, ou a cessé de vivre.

L’interruption de la respiration produit l 'asphyxie, et quoique ce terme signifie seulement absence du pouls , on s’en sert pour désigner toute mort apparente, produite par une cause extérieure qui empêche la respiration,

DE LA RESPIRATION

comme l’étranglement, la submersion, et les diverses émanations qui altèrent les qualités respirables de l’air.

L’asphyxie par étranglement , comme par submersion, dépend toujours de ce que les poumons, privés d’air, n’impriment plus au sang qui les traverse les qualités essentielles à l’entretien de la vie. Ce n’est point l’eau qui entre dans les poumons d’un homme qui se noie, qui cause sa mort; c’est seulement l’obstacle que l’eau met à l’introduction de l’air. L’examen anatomique du cadavre d’un noyé présente les poumons affaissés et dans l’état d’expiration; les cavités droites du cœur, les troncs veineux qui y aboutissent , et toutes les veines en général , sont gorgées de sang , tandis que les cavités gauches, et les artères sont presque entièrement vides ; de là vient la couleur violette et noire de la peau des noyés.

Dans le nombre des mofettes , ou gaz nonrespirables, il en est qui paraissent produire l’asphyxie, seulement en privant les poumons de l’air vital nécessaire à l’entretien de la vie, tandis que d’autres portent manifestement sur

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