CHAPITRE VII
l’organe, et dans le sang qui le remplit, un principe vénéneux et délétère.
Parmi les premiers, on doit compter X acide carbonique , produit par le charbon en combustion. Dans l’espèce d’asphyxie occasionnée par ce gaz, et qui est la plus fréquente, le sang conserve sa fluidité, les membres leur flexibilité , et le corps sa chaleur naturelle long-temps encore après la mort; les poumons restent intacts. Dans celles, au contraire, produites par l’hydrogène sulfuré, phosphoré, etc., ou les vapeurs qui s’exhalent des fosses d’aisance, et des cadavres putréfiés, les poumons présentent souvent des tache*s noires et gangréneuses , et la mort paraît avoir été l’effet d’un poison qui a agi immédiatement sur la surface nerveuse et sensible de l’organe pulmonaire.
La respiration cesse avec la vie , et sa suspension prolongée peut amener la mort; cependant on cite des exemples d’individus qui sont restés long-temps en léthargie , sans donner aucune marque de respiration; l’asphyxie des noyés a offert le même phénomène. On doit donc, toutes les fois qu’une personne
DE LA RESPIRATION
présente les apparences de la mort, sans que la cause en soit connue , ou dans les cas d’asphyxie, ne la faire enterrer que lorsque le corps donnera des signes de putréfaction , c’està-dire, que la peau changera de couleur, et qu’il s’en exhalera une odeur fétide