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CHAPITRE IX. IO

Deux conduits, appelés uretères , établissent la communication des reins avec la vessie.

U urine, formée dans les reins et arrivée dans la vessie , nous fait sentir le besoin de l’évacuer par un sentiment particulier qui finirait par une vive douleur, si la rétention de ce liquide avait lieu trop long-temps.

L’urine est un fluide très -composé, d’une odeur particulière , variable , et d’une saveur salée; elle contient un grand nombre de substances acides , alkalines, saline et animales.

La quantité d’urine rendue en vingt-quatre heures, par un adulte , est généralement de trois à quatre livres.

Les usages de l’excrétion urinaire sont d’entraîner au-dehors l’excédant des boissons employées à sa nutrition , et de dépurer le sang des matières étrangères qui se mêlent à ce liquide.

Voulant présenter des généralités sur les humeurs sécrétées , et les ranger d’après leurs propriétés chimiques , Fourcroy les a divisées en six classes :

IÔO DES SÉCRÉTIONS.

i° Salines , celles qui tiennent des sels en dissolution , telles que la sueur, l’urine ;

•2° Huileuses , celles qui sont inflammables , qui ont un certain degré de consistance et de concrescibilité ; de ce nombre sont la graisse, le cérum des oreilles , etc.

3° Savonneuses , telles que la bile et le lait ;

4° Muqueuses , comme celles qui lubrifient la surface interne du tube intestinal ;

5° Abumineuses , parmi lesquelles on doit ranger le sérum du sang ;

6° Fibrineuses , telles que le sang lui-même.

Comme à mesure que la chimie animale fait des progrès , la décomposition des corps détruit les généralités, on ne peut pas donner cette classification pour être d’une grande exactitude ; mais elle sera toujours utile pour faire connaître et rappeler à la mémoire les principes constituants de chacune des diverses humeurs du corps humain.

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