Les Engrais chimiques, p
L ASSIMILATION. 2i9
Celui de Grandeau est établi pour équivaloir à 60000 kilogrammes de fumier de ferme :
Nitrate de soude 390 kilogrammes.
Superphosphate à 13 degrés.. 690 —
Chlorure de potassium 120 —
Pour les betteraves, G. Ville donne la formule suivante :
Superphosphate à 13 degrés.. 400 kilogrammes.
Chlorure de potassium 200 —
Sulfate d'anamoniaque 140 —
Nitrate de soude 300 —
Sulfate de chaux 160 —
Petermann augmente la quantité d'engrais : \
Nitrate de soude 430 kilogrammes.
Superphosphate 830 —
Sulfate de potasse 123 —
Pour les pommes de terre, d'après G. Ville, il faut :
Superphosphate de chaux. .. . 400 kilogrammes.
Nitrate de potasse 300 —
Sulfate de chaux 300 —
D'après Grandeau :
Nitrate de soude .^ 230 kilogrammes.
Superphosphate à 13 degrés. . 400 —
Kainite 400 —
D'après Vagner :
Sulfate d'ammoniaque 100 kilogrammes.
Phosphate de potasse 130 —
Pour la vigne, Trouchaud-Verdier et Ghauzet indiquent la formule suivante :
Nitrate de soude 360 kilogrammes.
Superphosphate à 15 degrés.. 400 —
Sulfate de potasse 200 —
Pour le trèfle, le sainfoin-, la luzerne et les prairies, voici enfin l'engrais que conseille G. Ville :
Superphosphate 400 kilogrammes.
Carbonate de potasse 200 —
Sulfate de chaux 400 —
Cette dernière formule ne contient pas d'azote, puisqu'il est prouvé, comme nous l'avons vu, que ces plantes sont capables de fixer directement l'azote atmosphérique par les microorganismes ; elles n'en manquent donc jamais.
Ce sont là les formules brutes des rations alimentaires de culture ; mais l'important pour nous est de voir à quelles proportions d'azote, d'acide phosphorique, de potasse, de chaux et éventuellement de magnésie, elles peuvent se réduire. C'est ce qu'indique le tableau suivant :
<: ^ en O
en
< H O eu
Céréales (G. Ville)
— (Grandeau) . . • . . • . . .
Betteraves (G. Ville)
— (Petermann)
Pommes de terre (G. Ville). .
— (Grandeau).
(Vaguer)...
Vigne (Tr.VerdieretChauzet).
Trèfle, etc. (G. Ville)
Il est très difficile de tirer de ces chiffres autre chose que des indications générales sur les besoins nutritifs des plantes. Si l'on connaissait avec exactitude le poids de la semence et de la plante adulte, et le nombre de pieds ou de plants par hectare, il serait possible, à l'analyse de la plante, de déterminer, au moins approximativement, la ration alimentaire de la plante dans un temps donné, puisque l'on sait directement la quantité d'azote, d'acide phosphorique, de potasse et des autres sels minéraux fixée,et, par différence, celle du carbone — ou même éventuellement de l'azote — empruntée à l'air- Mais, à notre connaissance, aucune recherche de ce genre n'a encore été faite dans des conditions expérimentales qui permettent d'en déduire des lois. Néanmoins, il est possible d'en-
trcvoir le mode de constitution de la ration alimentaire végétale moyenne, en comparant les données des tableaux de Joulie (p. 207), celles du tableau précédent et celles tirées des analyses totales de quelques plantes, qui suivent :
Carbone . . , Hydrogène Oxygène . ,
Azote
Cendres.. .