‹ La physiologie généraleChapitre 102 sur 218 · LEVURE · texte numérisé non relu

LEVURE

On est un peu mieux fixé sur les rations alimentaires de certains animaux, et notamment de l'homme. Mais il faut se garder de généraliser les notions ainsi acquises et d'en faire l'application à tous les animaux, car, comme nous allons le voir, le maintien de la température physiologique est, chez les mammifères et les oiseaux, un des facteurs les plus importants de la ration, alors que, chez les hétérothermes, ce facteur n'intervient que d'une manière secondaire ou accidentelle.

Dans l'ignorance oii nous sommes de la valeur spécifique des synthèses assimilatrices, nous ne pouvons baser les rations alimentaires que sur les excréta, dont l'élimination entraîne nécessairement une perte de poids plus ou moins considérable. C'est cette perte de poids qui constitue en quelque sorte le point de départ, car, comme il a été dit, les gains doivent balancer les pertes. Mais l'activité de la synthèse varie avec la période (métabohque ou catabolique). C'est ainsi que, d'après Crusius, l'assimilation est de 2,5 à 6,3 fois plus grande dans les organes en voie d'accroissement que dans ces mêmes organes complètement développés.

Toutefois, la synthèse assimilatrice qui se fait ainsi n'est pas quelconque; elle est, au contraire, rigoureusement déterminée par le nombre et l'espèce des éléments anatomiques à la con-

dition n° 1 ; mais il faut remarquer que la nature des déchets, qui sont, en outre de Furine et des excréments, les produits de la respiration, la sueur, la matière sébacée, la desquamation épithéliale, les larmes, le lait, le mucus nasal, les crachats, etc., etc., indique plutôt les organes au repos (condition no 2) que les organes en activité (condition n° 1), et ne fournit en conséquence qu'un renseignement négatif dont nous sommes cependant obligés de nous contenter.

Le tableau suivant, emprunté à Vierordt \ donne la composition et la quantité de ces excréta, en vingt-quatre heures, chez un adulte.

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