Cf. Rubner, Lehrbuch cler Hijgiene
de physiologie de Richet, loc, cit.
Cf. aussi Dictionnaire
Nous venons d'établir la valeur calorimétrique que doit présenter la ration alimentaire de l'homme pour pourvoir à la dépense d'énergie dont il est le siège. Nous savons, d'autre part, à quoi cette énergie est employée et comment elle est utilisée au maintien de la température, à la production du travail mécanique et à l'élaboration de synthèses organiques, moins étendues, à la vérité, chez Tanimal que chez la plante. Enfin, la notion de l'isodynamie vient compléter ces indications, en montrant que tout principe alimentaire organique est capable de fournir l'énergie nécessaire, la quantité relative de ce principe variant seule. En d'autres termes, « si un animal, qui ne reçoit que des albuminoïdes, a besoin, pour l'utiliser à une fonction déterminée, telle que la contraction musculaire, que l'énergie potentielle lui soit fournie sous forme d'un combustible déterminé, tel que le sucre, cet animal peut dédoubler les albuminoïdes de sa nourriture pour fournir à ses muscles le sucre dont ils ont besoin. Comme il peut, d'autre part, faire de la graisse avec des hydrates de carbone et qu'il n'est pas douteux qu'il puisse faire du sucre avec sa graisse, il n'y a pas à chercher la quantité de graisse et d'hydrates de carbone nécessaire à un animal ; il suffit que le besoin de chaleur soit couvert^ ».
D'autre part, comme nous l'avons constaté, il y a perte d'azote, et comme l'organisme animal est incapable de tirer cet azote des combinaisons minérales et ne peut l'emprunter, par suite de son adaptation, qu'aux combinaisons organiques azotées les plus complexes, et notamment à l'albumine, cette perte d'azote ne peut être compensée que par une restitution d'albumine. Il n'y a pas, à cet égard, d'isodynamie ou plutôt d'isoplastie, et c'est pourquoi on dit que l'albumine est un aUment irremplaçable. Nous verrons du reste plus loin que certains principes minéraux sont dans le même cas.
Mais il est très nécessaire de remarquer que tout l'azote éliminé ne vient pas de la destruction de la matière vivante.