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GRAISSES

Homme

Bœuf

Mouton

La proportionnalité de ralimentation avec le poids confirme les variations des échanges respiratoires avec ce même poids et par conséquent avec la surface des animaux, ainsi que l'a indiqué Gh. Richet. Voici, en effet, d'après Alhbert, la quantité de matières azotées par kilogramme de poids vivant de quelques animaux :

Souris 4 6 e,0

Lapin S ,0

Homme 2 ,0

Bœuf o 0,6

Mouton de petite race 1 ,5

Relativement à la ration d'engraissement, Lawes et Gilbert ont montré : l'' que le rapport nutritif, c'est-à-dire le rapport entre l'albumine prise comme unité et les autres matières alimentaires organiques non azotées (le rapport normal étant 1 : 8 ou 9 chez le mouton, i : 4 chez Ihomme), doit être de 1 : 3 environ ; autrement dit, en poids, cinq fois plus de matières non azotées que de matières azotées; 2° que le kilogramme d'accroissement chez un animal représente :

Eau 2^8 grammes.

Graisse (568

Albuminoïdes 73 —

Matières minérales 11 —

3° Que, sur 100 grammes de fourrage sec, il n'y a que 9 à lo grammes de fixés dans les tissus; 4» enfin, qu'il se forme plus de graisse dans le corps qu'il n'y en a dans le fourrage alimentaire, résultat que l'étude des dédoublements et des réactions chimiques internes de l'organisme nous avait fait prévoir. Wolf a indiqué pratiquement que la ration d'engraissement doit, à peu près, doubler la ration d'entretien.

Reste à examiner la ration de travail. Théoriquement, la valeur dynamique d'un aliment est égale à sa valeur calorifique, et si l'aliment est absorbé en entier, il suffit de multiplier par 425 sa valeur calorifique pour avoir son rendement en kilogrammètres. Dans ce cas, un cheval de gros trait, produisant 2 millions de kilogrammètres, aurait besoin d'une ration donnant 4 700 calories; mais 30 pour 100 des aliments sont indigérés ; il faut donc élever la ration, de manière qu'elle produise 6600 calories. Or, Wolf a trouvé que, pour les chevaux, la moitié seulement du supplément d'aliment ajouté à la ration d'entretien pour produire un travail supplémentaire donné, est utilisée à la production d'un travail effectif. Ce résultat s'explique par ce fait que les animaux qui travaillent dégagent une somme de chaleur supérieure à celle qu'ils dégagent au repos.

Grandeau et Leclercq ont calculé l'emploi dynamique des aliments. Si la ration de travail est 100, rutilisation dynamique est:

Entretien strict 42

Transport automoteur 33

Travail ind ustriel 25

D'après Mûntz, la distribution du travail intérieur est différente. Yoici ses chiffres :

Entretien strict 67

Transport automoteur 7

Travail industriel 20

Gomme résultat d'ensemble, Lapicque et Riche t ^ admettent les trois propositions suivantes : 1° pour la ration de travail, il faut un excès d'alimentation en rapport avec le travail produit ; 2° le meilleur rapport nutritif est de 1 : 5, soit 1 gramme de matière azotée pour 5 grammes d'hydrates de carbone et de graisse ; 3° il faut ajouter à la ration d'entretien 100 d'aliment pour produire 60 de travail.

Telles sont les notions que nous possédons actuellement sur les rations d'azote et de carbone nécessaires aux animaux supérieurs et spécialement à l'homme. Mais, comme nous l'avons vu en donnant le tableau des excréta de Vierordt, l'animal élimine aussi des sels minéraux et de l'eau. Il faut donc lui restituer aussi de l'eau et des sels. Nous avons déjà parlé (p. 177- 178) de la ration d'eau, il ne nous reste donc plus qu'à dire quelques mots des rations minérales.

Les matières salines alimentaires sont très nombreuses et varient encore avec les espèces, suivant les conditions particulières de leur adaptation. De plus, comme le remarque justement Gli. Richet, l'analyse des cendres ne nous fournit que des renseignements défectueux sur la façon dont s'agencent, en réaUté, dans l'organisme, les divers éléments minéraux. La combustion, en effet, détruit les combinaisons qui existent et en forme d'autres. C'est ainsi que les carbonates alcalins sont transformés en sulfates et en phosphates, par le départ de l'acide carbonique ; le soufre des albuminoïdes, le phosphore des nucléines et des lécithines, sont présentés à l'état

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