Théorie nouvelle de la vie
0 Condition n° 3. Vie latente^ c'est-à-dire indifférence chimique presque absolue ou destruction très lente. Ce n'est qu'un • cas particulier de la condition n° 2^ »
Ce qui précède rend compte de la signification exacte de l'assimilation et des phénomènes qui en découlent (croissance, division, reproduction, etc.). Il nous faut maintenant pénétrer dans le mécanisne de cette fonction capitale et en examiner tout d'abord les conditions essentielles.
A. Conditioîîs de V assimilation. — Ces conditions sont de deux sortes. La première nous est indiquée par ce fait d'observation que du protoplasma de gromie, par exemple, détaché par la mérotomie, peut s'ajouter directement à la masse protoplasmique d'une autre gromie, sans qu'aucun phénomène digestif intermédiaire ait besoin d'intervenir. C'est là, comme dit Le Dantec, une addition directe. Vaddition indirecte, qui se passe dans la digestion intracellulaire des protozoaires, nous montre de plus que l'assimilation peut se faire sans que les matières ajoutées au protoplasma soient identiques à lui. Nous devons donc en conclure que la première condition de l'assimilation est que la matière assimilable soit ou identique ou soluble dans le protoplasma qui assimile et miscible à lui.
La seconde condition de l'assimilation a été bien mise en évidence parles expériences de mérotomie.
Si l'on coupe d'un trait de scalpel, par mérotomie, une partie du réseau pseudopodique d'une gromie et qu'on l'abandonne à lui-même, on voit, au bout de quelque temps d'observation, l'aspect de ce réseau isolé artificiellement, de ce mérozoïte, se modifier sensiblement ; les corps étrangers amenés au contact de cette masse n'y adhèrent plus et la tension superficielle augmente; les réactions que donnent les matières colorantes dans le protoplasma de la gromie entière changent et ne sont bientôt plus indépendantes de celles que produit le miheu ambiant. Nous ne sommes donc plus en présence du proto plasma de gromie.