I3elage, op. cil., p. 37, note
L'état avancé de différenciation des divers organites de la cellule et la persistance de Tindividualité de ces organites, prouvent péremptoirement que la synthèse des substances plastiques spécifiques de ces divers organites se fait localement, puisque chacun de ces organites conserve sa structure et ses réactions propres au cours de la vie élémentaire manifestée. A cet égard, la cellule végétale à chlorophylle ne paraît se distinguer en rien de la cellule animale la plus différenciée. Dans la cellule végétale, l'énergie emmagasinée par les corps chlorophylHens est directement utilisée à la synthèse des hydrates de carbone. Gomme nous l'apprend l'étude des végétaux incolores et spécialement des saprophytes, toutes les synthèses ultérieures, et en particulier celles des albuminoïdes, sont le fait de l'activité propre du protoplasma, ainsi que Van ïieghem l'a signalé, et cette propriété appartient aux matières plastiques animales aussi bien qu'aux végétales, quoique les premières, en vertu de leur étroite adaptation, ne soient pas capables de synthèses aussi étendues. Mais, dans tous les cas, il y a synthèse, puisque, dans les circonstances les plus strictes, des cristalloïdes(peptones) sont transformés en colloïdes (albuminoïdes), et que le protoplasma animal, ne trouvant pas, en dehors de l'addition directe, de substances identiques à ses propres substances plastiques, est obligé de rendre semblables à elles, d'assimiler {ad similare) les matériaux plus ou moins différents du milieu nutritif.
Puisque les organites de la cellule conservent leurs réactions spécifiques, leur individualité, au cours de la condition n° 1, chacun d'eux assimile pour son compte et fait la synthèse exclusive des substances qui lui sont propres. C'est ici qu'intervient une hypothèse dont la paternité est due à Y. Delage^ La cellule, le noyau et peut-être le cytoplasma, sont limités par des membranes plus ou moins nettes et isolables.De Vries admet également que les vacuoles ont une paroi différenciée (tonoplaste). On peut donc supposer que toute partie indivi-