Op. cit., p
dualisée de la cellule est limitée par une membrane formée par la couche périphérique plus ou moins différenciée au contact du milieu ambiant, ce qui explique alors pourquoi les divers organites de la cellule (nucléoles, cordon, centrosomes, chromosomes, microsomes, fibrilles, etc.) ne se dissolvent pas dans le protoplasma et y conservent leur individualité. Cette hypothèse des membranes, jouant le rôle de dialyseurs et renfermant à leur intérieur des matières suffisamment fluides pour permettre les échanges osmotiques, n'est peut-être pas indispensable, car on peut aussi croire, avec Butschli, que ces organites ne sont miscibles ni à l'eau, ni au cytoplasma, ni entre eux, et, au point de vue des approximations, cela revient au même.
Cette hypothèse des membranes admise, l'assimilation cellulaire se comprend d'elle-même en partant de ce principe que (( les actes multiples dépendant de la fonction nutritive concourent tous à rapprocher progressivement les substances alimentaires de celles qu'elles doivent remplacer dans les cellules* ».
Et, en effet, le sang, dont nous avons vu le mode de formation et la constitution complexe, laisse transsuder à travers les parois des capillaires un liquide plasmalique qui occupe les espaces intercellulaires et baigne, par conséquent, les cellules. Ce liquide rencontre d'abord la membrane cellulaire qui le sépare du suc cellulaire. « Cela constitue, dit Y. Delage^, un appareil dialyseur, et, comme dans tout appareil de ce genre, la nature des substances osmosées dépend de trois facteurs : le liquide extérieur, le liquide intérieur et la nature de la membrane. Le liquide extérieur est ici une constante, puisqu'il est le même ou à peu près dans tout l'organisme, mais le liquide intérieur varie avec la nature de la cellule et l'on peut bien admettre quil en est de même de la membrane. Il est bien probable aussi que ces deux facteurs concourent en-