‹ La physiologie généraleChapitre 148 sur 218 · Op. cit., p. 62, note · texte numérisé non relu

Op. cit., p. 62, note

union donne naissance à une substance nouvelle G', qui se dédouble on cytoplasma amorphe primitif, mais en quantité plus grande, par exemple 2C, et en une substance nutritive dérivée de A, mais modifiée. A'. Ces transformations successives peuvent s'exprimer par Téquation suivante :

2° Cette substance A' pénètre, par approximation, dans le noyau, où elle s'unit au nucléoplasma N, pour donner une substance nouvelle N', qui, par le même processus que précédemment, se dédouble en nucléoplasma 2N,plus une substance nutritive modifiée de nouveau A". C'est ce qu'exprime cette équation :

3° La substance nutritive k" repasse alors dans le cytoplasma P (sans doute par exosmose) et le transforme en une nouvelle substance P'.

4° Enfin ce cytoplasma nouveau P' se combinant avec l'oxygène de la respiration 0, se transforme en une substance dérivée P", qui se dédouble en 2P, identique au cytoplasma primitif, et en matières E, qui représentent les excréta de la cellule.

Bien que très schématique et n'expliquant pas d'ailleurs pourquoi les combinaisons de C, N', P" se dédoublent, la théorie de Haacke nous met cependant sur la voie d'une explication admissible de la synthèse assimilatrice, à la condition qu'on y ajoute quelques explications nécessaires.

Rappelons d'abord que Kossel, Zacharias et Altmann ont cherché à expliquer les différences de réaction chimique que manifestent les divers éléments de la cellule, par la combinaison de certains albuminoïdes de cette cellule avec Vacidenucléique, formé lui-m.ême d'acide phosphorique et d'une base

azotée, probablement des leucomaïnes xanthiques {aidénme,&3ircine, xanthine, etc.) et notent ce fait que plus la matière vivante est riche en phosphore, plus aussi elle montre d'activité.

De cette constatation, qu'aucune observation positive n'infirme, il est permis de conclure que si le noyau joue un rôle indispensable dans la synthèse assimilatrice, c'est qu'il est plus riche en phosphore acide qu'aucune des autres parties de la cellule. Ce qui le prouve, d'ailleurs, c'est que, chez les plastides dépourvus de noyau (monères, levures, algues bleues ?)> les mérozoïtes ne dégénèrent pas, et que ces organismes élémentaires renferment, comme l'ont montré les expériences de Krasser, une proportion notable d'acide nucléique. Le noyau n'agit donc pas en tant que noyau; il n'est qu'un organe différencié et n'a d'influence sur la synthèse assimilatrice que parce qu'il renferme les parties les plus riches en acide phosphorique.

Les approximations osmotiques amènent en contact avec ces parties des matériaux miscibles à l'eau et au protoplasma, ou, pour mieux dire, aux substances plastiques. Bien que nous ne sachions pas exactement comment le phosphore est combiné aux bases azotées et aux albuminoïdes, il n'est pas invraisemblable d'admettre que sa combinaison est analogue à celle de la glycérine dans les graisses neutres. En hydratant ces graisses, on les dédouble en leurs éléments constitutifs. Or, les matières qui arrivent en contact avec les substances phosphorées du noyau sont toutes hydratées (peptones et similaires), et, d'autre part, l'acide phosphorique est très avide d'eau. Peut-être l'acide phosphorique s'empare-t-il de l'eau de ces peptones, mais par le fait môme, il les polymérise, c'està-dire qu'il les transforme en albuminoïdes vrais, et les albuminoïdes ainsi formés sont, dans chaque cas, identiques aux albuminoïdes spécifiques du plastide considéré, en vertu non seulement de l'osmose préalable et des réactions conséquentes qui ont pu se produire dans le suc cellulaire ou le cytoplasma, mais aussi de l'état de l'acide phosphorique et par suite de

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son pouvoir déshydratant. L'iiydratation de l'acide pliosphorique a sans doute pour conséquence la mise en liberté des bases azotées avec lesquelles il est combiné et qui diffusent dans le suc nucléaire. Mais l'acide diffuserait encore plus vite que la base, et d'ailleurs exercerait sur les matières plastiques une action destructive énergique s'il n'entrait immédiatement, en tout ou en partie, en combinaison avec des albumines ou des bases, en perdant de l'eau, peut-être sous l'influence hypothétique de ces ferments dont Bœyer, Nencki et 0. Nasse admettent l'existence.

Quelque incertaines que soient ces considérations, elles élucident et précisent certains points que la théorie de Haacke laisse dans lombre. Il serait d'ailleurs puéril d'y chercher autre chose qu'une tentative toute provisoire d'explication et d'interprétation mécanique. Ce qu'il faut surtout en retenir, c'est qu'il se passe, dans les matières du noyau, quelque chose d'analogue à ce que nous avons signalé à propos de l'oxygène respiratoire et du fer de l'hémoglobine. Le phosphore n'agit pas en tant que phosphore, ce qui ne signifie rien, mais en tant que déshydratant, et c'est grâce à cette action (que des ferments peuvent exercer) que des molécules hydratées se polymérisent et s'agencent en albuminoïdes et en matières plastiques vivantes.

C. Loi de l'assimilation fonctionnelle. — Le fait que tout plastide, placé dans les conditions de sa vie élémentaire manifestée, assimile — et assimile dans ces conditions seulement — a pour conséquence immédiate la loi de l'assimilation fonctionnelle. Cette loi, qu'a tout récemment formulée Le Dantec *, est, en effet, induite de faits, parmi lesquels nous choisissons le suivant, comme le plus simple et le plus clair. Un muscle en activité, qui se contracte, s'hypertrophie, augmente ; au contraire, un muscle au repos s'atrophie. Donc, fonctionnement (contraction pour le muscle) et assimilation (synthèse assimilatrice) sont indissolublement liés, et la synthèse assi-

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