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conditions qu'ils exigenl, ne sont pas tous toujours en état de vie élémentaire manifestée, et ils sont d'autant moins nombreux en cet état, que l'organisme se rapproche davantage de la forme-limite imposée à l'espèce considérée par une adaptalion extrêmement compliquée et dont nous ne pouvons même pas pressentir tous les facteurs. Cette forme-limite atteinte, l'assimilation fonctionnelle et la croissance qui en résulte s'autorégularisent, d'une part, par l'accumulation des substances R, car le pouvoir d'élimination de ces substances ne répond qu'à la forme-limite, et si cette forme-limite tend à être dépassée, les substances R ne pouvant être assez vite éliminées, s'accumulent, entraînant le passage à la condition n» 2 d'un nombre plus ou moins considérable de plastides, et, d'autre part, par la formation de produits parasitaires (éléments générateurs) vivant aux dépens de l'organisme, qu'ils privent de certaines substances Q, et destinés à mener ultérieurement une vie indépendante. L'auto-régulation de l'assimilation fonctionnelle caractérise ïétat adulte, c'est-à-dire un état tel que, la formelimite de l'espèce étant atteinte, les rapports réciproques des organes ne peuvent plus changer, et cet état adulte se manifeste à nous, en dehors des conséquences de l'accumulation des substances R et de la destruction des plastides et autres phénomènes catabohques qui en résultent, par la maturation des produits sexuels et par l'exercice de la fonction génératrice. Ainsi conçue, la fonction génératrice ne diffère pas essentiellement de la bipartition des plastides isolés; elle est toujours la conséquence d'un accroissement qui tend à dépasser la forme d'équilibre de l'espèce ; mais, par suite d'une synergie de plus en plus étroite et de la multiplicité des influences qui ont agi sur l'espèce, la bipartition, sous l'empire de simples nécessités mécaniques, s'est transformée en une fonction complexe qui, tout en gardant sa signification fondamentale, a perdu sa primitive simplicité physique.

Les phénomènes de régénération, et ceux de cicatrisation et de greffe qui s'y rattachent, semblent en étroite relation avec la conservation, et, par conséquent, la restitution, si elle vient à

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être perdue, de la forme d'équilibre de l'espèce. Les expériences faites par Verworn, Balbiani,etc., sur la régénération des mérozoïtes nucléés prouvent, en effet, que le noyau n'intervient pas seul dans la réfection de la forme primitive avec les plus délicats détails de sa structure, mais que les conditions de l'équilibre du plastide dans le milieu considéré agissent aussi pour déterminer l'agencement des matières plastiques de synthèse.

La régénération est le remplacement des parties détruites, et ce remplacement se fait parce qu'il répond à l'équilibre conditionnel de l'organisme et du milieu ambiant. Mais, de même que pour la croissance et la reproduction, ce phénomène, simple chez les monoplastides, subit en apparence de profondes modifications chez les êtres complexes. On distingue habituellement la régénération physiologique ou régulière (par exemple, remplacement de l'épiderme, renouvellement de la ramure des cerfs, de la carapace des crustacés, etc.), de la Régénération pathologique ou accidentelle (par exemple, guérison des fractures, régénération du bras coupé chez un triton, de la pince chez les crustacés, etc.). La première, en effet, est, d'après Y. Delage S le remplacement des parties caduques par continuation de l'activité formatrice des parties permanentes, tandis que la seconde est la reproduction de parties qui n'auraient pas dû être enlevées et qui n'auraient pas été formées une seconde fois si elles n'avaient pas été détruites par accident. Mais cette distinction paraît inutile, puisque, dans tous les cas, la régénération répond à une même nécessité. La seule différence qu'il nous semble logique d'établir est celle-ci : un tissu détruit, naturellement ou accidentellement, se régénère ; il n'y a rien d'étonnant à ce que des cellules épithéhales ou conjonctives ou osseuses, reproduisent des cellules épithéhales, conjonctives ou osseuses. Mais on coupe un bras à un triton ou la queue à un lézard, et ce bras ou cette queue repoussent, avec leurs os, leurs muscles, leurs vaisseaux, leurs

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