‹ La physiologie généraleChapitre 166 sur 218 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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blables, représentés tantôt par des cellules ordinaires, immobiles, tantôt par des zoospores. On trouve des exemples de reproduction par gamètes isogames immobiles, chez certaines algues, Zygogoniim, Closterium, etc., et chez les grégarines, parmi les protozoaires. La reproduction par gamètes isogames mobiles (zoospores) se rencontre chez les Acetabularia, Vlotrîx et autres algues inférieures. V Acetabular^ia 7nedUerranea, par exemple, algue unicellulaire à structure continue, se termine par un épanouissement en forme d'ombelle, où se différencient les zoospores. Celles-ci, mises en liberté dans l'eau, constituent des gamètes ovoïdes, munis de deux cils vibratiles et tous semblables, qui se conjuguent deux à deux, par fusion totale, pour former Toeuf.

Quand les deux gamètes diffèrent, soit par la manière dont ils se comportent, soit par leur taille et leur conformation, soit par les unes et les autres, il y a hétérogamie. D'où trois cas, suivant que ces différences sont plus ou moins accusées.

Dans le premier cas, les deux gamètes sont semblables, mais l'un des gamètes quitte sa loge pour passer dans celle de l'autre qui reste ainsi immobile. Chez les Spirogyra, par exemple, les cellules successives de deux filaments parallèles se conjuguent ainsitoutes ensemble ; et près que toujours toute s celles d'un même filament sont mobiles ou immobiles. Quand les gamètes, au heu d'être primitivement immobiles, sont mobiles (zoospores), l'un des deux se fixe et est rejoint par l'autre qui se fusionne avec le premier. Ainsi, chez les Ectocarpus, l'une des zoospores se fixe par un de ses deux flagellums et rétracte l'autre dans le corps protoplasmique. Nous trouvons évidemment là une première différenciation vers la sexualité, le gamète qui se déplace, affectant certains caractères mâles, le gamète qui reste ou devient immobile, affectant certains caractères femehes.

Dans le second cas, les gamètes sont hétérogames par la taille dès le début, qu'ils soient immobiles ou mobiles, et alors la plus grosse zoospore est la macrospore ou gamète femelle et la plus petite la microspore ou gamète mâle. On trouve des

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exemples de cette hétérogamie chez certaines algues phœosporées et particulièrement les Z'uiardinia (fig. 13). Chez les radiolaires, où cette hétérogamie semble aussi exister, on n'est pas fixé sur la signification exacte des spores qui se forment.

Dans le troisième cas enfin, la sexualité s'accuse de plus en plus, et l'hétérogamie se confond presque entièrement avec la reproduction sexuée. Chez les Fucms et les Yolvox, il y a. un gamète volumineux et immobile, et un gamète petit et mobile. Chez les Feronospora, le gamète femelle est également volumineux et immobile, mais le gamète mâle a la forme d'une petite cellule qui se soude à l'ovule et lui passe son contenu protoplasmique absolument comme le grain de pollen avec son boyau poHinique i.

Nous nous trouvons de la sorte insensiblement amené à la reproduction sexuelle vraie. Il en résulte que tous les phénomènes de conjugaison totale par isogamie ou hétérogamie et de reproduction sexuelle doivent recevoir la même interprétation. Mais il faut dès maintenant faire ressortir que les gamètes isolés ne peuvent évoluer, ni entrer par conséquent en état de vie élémentaire manifestée, qu'ils dégénèrent, si la conjugaison n'intervient pas. Ce fait semble indiquer que ces gamètes sont des plastides auxquels il manque, pour fonctionner, précisément ce que les autres gamètes leur apportent par la conjugaison; ce sont donc des plastides incomplets. En étudiant la conjugaison sexuelle ou fécondation, nous aurons à revenir sur cette conclusion.

b. Conjugaisoiî partielle. — Cette conjugaison est très différente de la précédente, car les gamètes, toujours isogames, ne se fusionnent pas définitivement, mais reprennent leur indépendance, après avoir échangé une partie de leur noyau et probablement des matières cytoplasmiques plus ou moins abon-

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