Langlois et de Varigny, op. cit., p
/,4 0 LA PHYSIOLOGIK GÉNÉRALE.
renciées ; il en est de même des glandes mammaires. En dehors d'une spécialisation particulière (musc, par exemple), la sécrétion sébacée a pour effet de lubrifier les poils et la peau qu'elle rend souples et parfois imperméables (oiseaux).
Les glandes sébacées sont des glandes acineuses simples, qui renferment des cellules nucléées polyédriques ou arrondies; en se multipliant, ces cellules forment un épithélium stratifié dont les éléments renferment des gouttelettes graisseuses. Ces gouttelettes deviennent de plus en plus volumineuses et finissent par remplir tout le corps cellulaire, à mesure que les cellules se rapprochent de la lumière de la glande ; là, elles se détruisent et leurs détritus constituent le sébum. Ce sont donc des glandes holocrines qui subissent la fonte totale, et le sébum résulte en conséquence, comme nous l'avons expliqué, de la destruction des matières plastiques de la cellule à la condition n° 2.
Le sébum a une réaction alcaline ; liquide au moment de sa formation, il prend de la consistance dans les conduits excréteurs; il contient des graisses neutres, oléine et palmitine, des savons, un peu de cholestérine, un albuminoïde voisin de la caséine, des phosphates terreux, peu de chlorures et de phosphates alcalins.
La sécrétion lactée, spéciale aux mammifères, aurait dû trouver place dans le catabolisme fonctionnel , car le lait, qui en est le résultat, semble être un produit de l'activité des éléments glandulaires à la condition n° 1 et non pas un produit de destruction, malgré la grande analogie des glandes mammaires et des glandes sébacées, analogie qui nous a déterminé à placer ici l'étude de la sécrétion lactée.
Les glandes mammaires sont constituées par un épithélium à cellules polyédriques nucléées. D'après Partsch et Heidenhain, ces cellules, pendant la sécrétion du lait, se gonflent, les noyaux se divisent et des gouttelettes de graisses apparaissent dans le protoplasma, s'accumulent du côté de la lumière du cul-de-sac, et se détachent enfin en entraînant du protoplasma qui se dissout. Pendant cette fonte partielle, la partie
CATABOLISME.
profonde de la cellule continue à s'accroître et rég-énère bientôt la cellule entière. Ces cellules sont donc mérocrines,et les produits qu'elles donnent sont des substances R, puisque, au cours du travail sécrétoire, elles augmentent sans cesse de masse plastique et divisent leurs noyaux. La sécrétion, dans ce cas, se fait à la condition n° 1 et est ainsi la conséquence immédiate de l'assimilation fonctionnelle.
La sécrétion du lait est précédée par celle du colostrum, qui dérive de l'activité de cellules qui grossissent et multiplient leurs noyaux. Le colostrum diffère d'abord beaucoup du lait, mais il s'en rapproche peu à peu, par sa constitution, comme le montre le tableau suivant * :