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les échanges, soit au reloulemeiit des cellules dans les parties des tissus où les sucs nourriciers n'arrivent que peu ou pas. La dégénération reconnaît donc pour cause et des phénomènes de vieillesse (accumulation de substances R non éhminables), et rinsuffisancc ou le défaut de substances Q. C'est ainsi que la dégénérescence des tissus du liège semble se produire, dans la tige comme dans la racine, par asphyxie contre laquelle les lenticeîles protègent au contraire le philloderme. L'accumulation de substances R éliminables et l'intoxication (en dehors des conditions expérimentales) paraissent agir beaucoup plus rarement, au moins chez les végétaux multicellulaires, car chez les protophytes et surtout chez les bactéries et les levures, ces circonstances sont au contraire très actives, et amènent rapidement la condition n° 2, puis la dégénération totale au bout d'un temps plus ou moins long, si ces circonstances ne changent pas.
La dégénération se manifeste par la production d'un liquide ou suc cellulaire, qui manque ou est très peu abondant dans les jeunes cellules, mais augmente de plus en plus en refoulant le protoplasma et le noyau contre la paroi à mesure que la cellule vieilht, jusqu'à ce qu'enfin il finisse par remplacer complètement le protoplasma. Ce processus dégénératif se constate particulièrement bien dans les végétaux à structure continue, comme la vauchérie. Dans les cellules jeunes, le suc des hydroleucites renferme un grand nombre de substances (albumine, asparagine, alcaloïdes, acides organiques, diastases, glucose, saccharose, tannin, matières colorantes, sels minéraux) en dissolution, dont quelques-unes peuvent ultérieurement se précipiter, mais à mesure que les iiydroleucites, d'abord tout petits, grossissent et se fusionnent jusqu'à ne former qu'un seul hydroleucite, qui occupe toute la cellule, le liquide parait se modifier et perdre la plupart des substances qu'il tenait primitivement en solution. Dans les cellules mortifiées, il n'est guère formé que d'eau avec un peu de sacre et de matières minérales et, dans certains cas, des traces seulement de matières azotées, il est donc probable que, par dégénération com-
plète, le plastide végétal se dissout et donne en général, non des graisses en abondance comme le plastide animal, mais des matières solubles qui probablement diffusent et sont utilisées ailleurs.
A la dégénération se rattachent les phénomènes d'hîstolyse, qui dérivent des mêmes causes (condition n° 2), mais qui ont une signification différente chez les animaux, car ils apparaissent au cours des métamorphoses, sont suivis d'histogenèse et aboutissent à la formation d'un être nouveau différent quant à la forme, à l'agencement des tissus et à la différenciation des organes. D'après Kowalewsky et Viallanes, les tissus de la nymphe, chez un insecte, par exemple, subissent, au moment où elle va se transformer en insecte parfait (imago), une dégénérescence qui paraît porter sur tous les éléments plastides incomplets, mais laisse subsister les élénients plastides complets (cellules dites à caractères embryonnaires) et les leucocytes. C'est au détriment des réserves graisseuses, que cette dégénération produit, que les cellules embryonnaires se nourrissent et édifient les tissus de l'être nouveau, en partant de certaines dispositions {disques imaginaux des insectes) d'après lesquelles se reforment les organes. Les leucocytes paraissent également intervenir dans l'histolyse, en attaquant et en digérant les tissus en voie de dégénérescence — c'est pourquoi Roule désigne l'histolyse sous le nom de phagocytose normale ' — et, dans l'histogenèse, en restituant aux cellules actives les matériaux nutritifs ainsi accumulés. Cette action des leucocytes n'est cependant ni constante ni nécessaire, et il semble qu'ils n'interviennent que lorsque la métamorphose doit être très rapide, comme c'est le cas pour les pupes de muscides.
Quant à la cause de l'histolyse, elle est des plus obscures. D'après Bataillon ^ l'histolyse de la queue, chez les batraciens anoures, est due^à une asphyxie par accumulation de CO^ dans