Op. cit., p
2. Bewegung der lebendigen Substanz. — Allgemeine Physiologie, chip. III.
LA PHYSIOLOGIE GÉX. 30
hernie, un pseudopode, qui s'allonge et grandit par l'arrivée de toutes les molécules n» 1, passant ainsi à la condition d'indifférence n° 2. Si une excitation survient, il y a -décharge des produits d'oxj^dation, et les molécules sont alors attirées par les sécrétions du noyau ; il y a rétraction du pseudopode ; mais, en même temps, les molécules passent de l'état n° 3 à l'état n° 1 et redeviennent aptes à s'unir à Toxygène et à reformer un pseudopode. Ces molécules, d'ailleurs, sont diverses et ont des affinités très différentes pour l'oxygène, ce qui fait que Famibe ne se dilate pas uniformément. En résumé, les mouvements du protoplasma sont produits par un double chimiotactisme positif, d'une part entre les molécules du protoplasma eL l'oxygène, d'autre part entre ces mêmes molécules et les matières sécrétées par le noyau ^ Cette théorie, fort ingénieuse, n'explique cependant d'une manière satisfaisante, ni les mouvements brusques, ni la formation des pseudopodes filiformes. En ce qui concerne ce dernier point, Le Dantec parait avoir été mieux inspiré. Il n'invoque, en effet, que deux faits éta- Mis, la tension superficielle plus ou moins grande du plastide dans l'eau et l'existence, dans cette eau, de matières dissoutes et de courants. L'agitation constante intérieure de l'eau en apparence la plus calme résulte de faits d'expérience sur les matières colorantes et de la conception de Van t'Hoff, qui assimile les solutions à des gaz. Les molécules des gaz sont en perpétuel mouvement; il en est de môme des molécules dissoutes. Ce mouvement, combiné à la chimiotaxie ou à toute autre influence de même résultat, détermine l'apparition des pseudopodes, comme le degré de la tension superficielle détermine à son tour la forme de ces pseudopodes. Il est évident, en effet, que moins cette tension est forte, plus les pseudopodes peuvent être grêles et déliés, plus facilement aussi ils peuvent s'anastomoser entre eux. Quand la tension est très forte, au contraire, il ne se forme pas de pseudopodes tant que le plastide se meut librement dans l'eau ; ils n'apparaissent que