‹ La physiologie généraleChapitre 193 sur 218 · Delage, ojo. cit., p. 304-30G · texte numérisé non relu

Delage, ojo. cit., p. 304-30G

BIODYNAMIQUE. /i67

si le plastidc vient, par suite d'attraction moléculaire ci du peu de rigidité de sa surface, s'aplatir contre une paroi sans y toucher, car l'aplatissement met obstacle au mouvement général du plastide, mais permet, comme chez l'amibe, la formation de pseudopodes digitiformes, qui, en raison de la forte tension superficielle, ne peuvent s'anastomoser entre eux. C'est ce qui fait dire à B. Hofer qu'il faut que l'amibe soit adhérente à un corps solide pour pouvoir émettre des pseudopodes K

Les théories précédentes nous permettent de comprendre les mouvements d'ensemble des plastides, la formation des pseudopodes, et, à la rigueur, le mouvement de sens déterminé des cils vibratiles, mais non celui des flagella et des membranes oscillantes qui est brusque, et, a fortiori, la contraction musculaire. Cependant Zacharias a signalé, entre les pseudopodes et les flagella, des formes intermédiaires représentées par des pseudopodes réguliers, persistant plus ou moins longtemps, etaccomphssant des mouvements analogues à ceux des flagella, mais plus lents. Peut-être, dès lors, est-il permis de supposer que les causes du mouvement sont toujours fondamentalement voisines, mais diffèrent par des conditions secondaires qui nous sont, pour le moment, inconnues. Concluons, en résumé, que les mouvements divers des plastides isolés sont le résultat de réactions qui se passent, à leur partie périphérique, entre leurs substances et le milieu.

B. Irrilabilité. — La. conclusion précédente permet d'expliquer pourquoi, contrairement à celles de la matière brute, les réactions de la matière vivante sont relativement lentes et indéfiniment renouvelables à la condition n° 1. En effet, la modification que l'excitation détermine à la surface d'un plastide ne peut être qu'une destruction, comme nous l'ont appris les expériences sur les mérozoïtes sans noyau. Si la modification s'arrêtait là, toutes les substances qui sont atteintes par fexcitation considérée seraient bientôt détruites, et le plastide cesserait de réagir à cette excitation, ce qui est contraire à

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