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Le Dantec, op, cit., p

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rexpérience. Il faut donc nécessairement admettre, comme le laissent à entendre les théories de Verworn (p. 465) et de Haacke (p. 326), que la modification se transmet du cjtoplasma au noyau, lequel, se trouvant par hypothèse dans les conditions de la vie élémentaire manifestée, tait la synthèse des matières détruites par Texcitation. Il est ainsi facile de comprendre que la réaction des plastides à une excitation ne soit pas instantanée, puisqu'il faut que la modification qui en résulte passe du cyloplasma au noyau, puis du noyau au cytoplasma, ni définitive, puisque, à la conditionna 1, le noyau fait la synthèse d'une quantité de matière au moins égale à celle qui a été détruite par l'excitation.

Remarquons d'abord que cette transmission se fait par contiguïté directe, c'est-à-dire sans interposition de substance inerte, plutôt que par continuité, puisque les différentes parties du cytoplasma et du noyau ne se mélangent pas les unes aux autres, et, en second lieu, que la durée de la transmission, qui n'est pas appréciable chez beaucoup de plastides, isolés ou non, la devient chez d'autres, comme les neurones, dont les prolongements protoplasmiques atteignent d'énormes dimensions. Reste à se demander quel est le mécanisme de cette transmission.

On peut supposer, en premier lieu, qu'il est de nature purement physique, et que linflux nerveux, par exemple, a quelque analogie avec l'électricité ; mais il n'est pas facile de concevoir comment un phénomène physique arrive à lutter contre la destruction chimique dont Textrémité du nerf est le siège. On peut encore supposer que les produits de la réaction considérée se transportent directement vers le noyau, puis, de nouveau modifiés, du noyau vers la périphérie ; si cela est admissible pour certains plastides (gromies, par exemple) où l'on constate un écoulement centripète du protoplasma, il n'en est pas de même dans le cylindraxc, où le transport de matière n'est pas optiquement visible et où, d'ailleurs, la transmission atteint une rapidité peu compatible avec un transport effectif. Aussi, Le Dantec csl-il porté plutôt à admettre un transport

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de la modificalion chimique, sans transport effectif de substances, « chaque molécule se déplaçant très peu pour son propre compte et étant successivement détruite et reconstituée au moyen d'atomes nouveaux, comme cela a lieu, d'après Grothus, dans les molécules liquides polarisées entre les électrodes d'un voltamètre ^». Dans cette hypothèse, les parties constitutives d'une molécule sont dégagées en deux points très éloignés, sans que chaque atome ait à parcourir un chemin plus grand que la distance qui sépare deux molécules voisines. Dès lors, l'excitation d'un nerf, qui coïncide avec la destruction d'une molécule, se propage rapidement et a pour résultat de mettre en liberté, à l'autre bout de la chaîne moléculaire, la partie de molécule complémentaire de celle qui a été détruite au point d'excitation. Cette partie de molécule ainsi transmise, bien qu'il n'y ait pas transport réel, détermine les effets de l'influx nerveux, et il n'y a rien d'extraordinaire à ce que cette série de compositions et de reconstitutions successives de molécules soit accompagnée de phénomènes électriques (variation négative} ^.

Ce qui précède définit Virritant ou excitant. Un excitant est tout agent chimique ou physique qui détermine à la surface du protoplasma du plastide une modification chimique. L'excitant n'atteint donc pas directement le noyau, et l'irritabilité, telle que nous l'avons précédemment définie, n'est pas en conséquence une propriété du noyau, comme nous l'ont déjà appris les expériences de mérotomie, car le noyau ne réagit jamais qu'avec le protoplasma. Mais cette réaction du noyau, à la condition n° 1, masque l'effet de l'excitation du protoplasma, qui est une destruction, puisqu'elle aboutit à la synthèse d'une quantité de matière plastique au moins égale à celle qui a été détruite. Si une excitation donnée se répète fréquemment, il est évident que la matière détruite par cette excitation se refait aussi constamment et tend, par conséquent, à augmen-

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