Langlois et de Varigny, op. cit., p
d'un liquide clair, peut-être analogue au mucigène, et dont la partie inférieure est déchiquetée de manière à loger, dans ses intervalles, les cellules basâtes, et enfin les cellules olfactives placées entre les cellules de soutien et occupant, comme ces dernières, toute l'épaisseur de Tépitliélium qu'elles dépassent même, en haut, par un prolongement filiforme ou cilié mobile (batraciens); munies d'un gros noyau, elles se continuent, en bas, par les fibrilles du nerf olfactif, et Gajal, Van Gehuchten,etc.,ont démontré que ces cellules sont des neurones sensitifs périphériques, dont les prolongements cylindraxiles (fibres du nerf olfactif), après avoir traversé la lame criblée de l'ethmoïde, se terminent dans le bulbe ou lobe olfactif, en connexion avec les arborisations protoplasmiques des cellules mitrales, qui représentent ainsi Je neurone sensitif central. Cette terminaison nerveuse intraépithéliale, dans laquelle le corps cellulaire du neurone sensitif est mêlé aux éléments hi§tologiques de la périphérie, et où l'élément périphérique différencié en connexion avec le neurone n'est plus représenté que par un bâtonnet, un filament ou des cils plus ou moins mobiles, est exceptionnelle chez les vertébrés, mais est très fréquente chez les invertébrés (méduses, vers oligochètes). Chez les vers polychètes, la disposition est voisine, seulement c'est le prolongement centripète du neurone qui est seul intraépithéfial ^
Nous ne connaissons pas mieux les odeurs que les saveurs et, par conséquent, nous ignorons le mécanisme des impressions olfactives. Le froid les diminue, une chaleur modérée les augmente. Il en est de même de l'humidité, car la muqueuse olfactive doit être humide pour percevoir les odeurs. Wolff explique ce fait en admettant que les matières odorantes n'agissent que lorsqu'elles sont dissoutes. Ce serait là le rôle du mucus que sécrètent les cellules de soutien de l'épithélium olfactif. Le mucus dissoudrait les parties odorantes ou formerait avec elles des combinaisons solubles qui agiraient sur les bâtonnets, les filaments ou les cils. Ajoutons, enfin, d'abord que les par-