‹ La physiologie généraleChapitre 26 sur 218 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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contre et redevient oxyde ferreux, puis carbonate ferreux et ainsi de suite. En présence du soufre, une modification se produit ; l'oxyde cède tout son oxygène et il se forme du sulfure de fer, lequel, oxydé par l'air, donne de nouveau naissance à de l'acide sulfurique et à de l'oxyde de fer, et l'évolution recommence. Il faut remarquer que les matières protéiques qui contiennent du soufre fournissent ainsi A'^lément nécessaire à la réduction totale du fer. Le fer du sang accomplit sous ses deux formes, hémoglobine et oxyhémoglobine, la fonction de l'oxyde ferreux et de l'oxyde ferrique, c'est-à-dire fixe l'oxygène de l'air, puis le cède aux matières organiques qu'il rencontre et qu'il combure. Le fer de l'organisme n'a pas d'autre rôle que d'être un oxydant énergique et de favoriser ainsi l'élimination des produits de l'activité cellulaire. Bunge, se basant sur la quantité d'oxygène fixé par l'hémoglobine, croit que ce rôle est partagé par le soufre; nous aurons à examiner plus loin cette manière de voir. Le fer entre dans la plante sous Jorme minérale, et sa présence est nécessaire à la formation de la chlorophylle, qui en contient toujours un peu ; il passe dans l'organisme animal sous forme de combinaison organique et est enfin restitué à la nature minérale, surtout à l'état de sulfure.

En dehors de ces douze éléments, quelques autres corps se rencontrent encore, comme nous l'avons dit, dans les plantes et les animaux, mais leur rôle est plus obscur et beaucoup moins connu. Parmi ces corps, il faut citer le silicium, qui se présente seulement à l'état d'acide silicique ou de sihce. On rencontre la silice dans presque toutes les plantes, sauf certains champignons; mais on ignore sous quel état elle s'y montre. Gomme l'acide silicique a une composition analogue à celle de l'acide carbonique' Friedel a pensé que la sihce peut se comporter dans les combinaisons organiques comme l'acide carbonique. Des plantes, elle passe chez les animaux, où on la retrouve dans un certain nombre d'organes, notamment les poils elles plumes. Le fluor est moins répandu, mais il semble avoir cependant un rôle important, car, d'après G. Tammann,

il existe dans Tœuf de poule et le lait de vache *. Le brome et l'iode ne se rencontrent normalement que chez les êtres marins; l'aluminium, que chez certaines plantes; le manganèse, en quantités très minimes et capable quelquefois de se substituer au fer, dans beaucoup de végétaux et quelques animaux ; enfin, le cuivre, qui existe dans le sang de certains mollusques et crustacés, semble y jouer, d'après L. Frédéricq, le rôle du fer 2; on sait, en effet, que l'oxyde de cuivre est un oxydant énergique.

On voit, en résumé, d'après ce que nous venons de dire, que es combinaisons minérales qui entrent dans les matières plastiques sont simples et peu nombreuses. Ce sont d'abord l'oxygène et l'azote libre, l'acide carbonique et l'eau, puis les acides phosphorique, sulfurique et nitrique, enfin les chlorures, certains sels de potassium, de sodium, de calcium et de magnésium et une combinaison sans doute plus complexe du fer. Les premières (0, Az, H^O, GO') sont les plus importantes, les seules essentielles, et toutes les matières vivantes ne font qu'en présenter des polymérisations ; les autres ne sont ultérieurement entrés dans le complexus protoplasmique que par l'effet, comme le pense DanileTssky, d'une adaptation croissante aux circonstances du milieu.

2° Albuminoïdes.

Les albuminoïdes forment la partie fondamentale du protoplasma animal et végétal, ainsi que nous l'avons w\ précédemment. Ce sont des matières incolores, généralement amorphes, bien que quelques-unes cristallisent, comme l'hémoglobine, les grains d'aleurone, etc. Toutes dévient à gauche le plan de la lumière polarisée, mais leur solubilité est différente et varie avec les conditions dans lesquelles elles se trouvent. Enfin, à l'exception des peptones, elles sont très faiblement dialysables;

1. G. Tammann, Zeitschrift fur analyt. Chemie, t. XXIV, 1885, p. 328, et 1888, p. 322.

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