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II

A ces deux noyaux se rattachent des groupements diatomiques ou monoatomiques oxygénés, tels que GO ou HO, et, en général, des restes aldéhydiques qui viennent compléter la molécule. On a ainsi :

(OH) — C- (AzH) -II (OH)-C — (AzH) — H

II II GH2 0 et CO

A. Gautier s'est, en effet, efforcé de montrer le rôle considérable du groupement vcyané CAz dans les transformations et la synthèse naturelle des composés organiques vivants. En se polymérisant, GAzH deviendrait ainsi le squelette des matières albuminoïdes,le noyau autour duquel la molécule totale s'agrégerait. Cette conception explique d'une manière très satisfaisante la formation des composés du groupe urique. La découverte de Vadénine du pancréas (G^i^z^H^), polymère de GAzH, par Kossel, lui a d'ailleurs apporté une véritable confirmation expérimentale.

Si, maintenant, nous rappelons la théorie de Danilewsky, précédemment exposée, il devient possible de concevoir d'une

manière relativement précisela constitution des matières albuminoïdes. En effet, nous avons montré que la molécule albuminoïde est formée d'un certain nombre de noyaux, dont trois peuvent être considérés comme essentiels : le noyau azoté, le noyau aromatique (tyrosine) en G^H*, le noyau hydrocarboné (dérivés amidés des acides gras analogues à l'acide lactique) en H.GOH, ou gras en GH^; à ces noyaux viennent s'en adjoindre d'autres moins importants, une diastase notamment et un alcaloïde. Mais la nature et la constitution du noyau azoté, qui représente vraisemblablement l'axe du complexus albuminoïde, restait assez obscure. C'est, comme nous le verrons au chapitre suivant, l'étude des dérivés azotés de l'albumine qui a permis à A. Gautier de fixer la structure de ce noyau, lequel peut affecter l'une des formes suivantes :

CAzH ou ^^^AzR^

qui expliquent la formation des leucomaïnes et du groupe urique. C'est sans doute à l'agencement différent de ces diveVs radicaux que sont attribuables, non seulement les écarts de la composition centésimale des différentes matières albuminoïdes ^ mais aussi et surtout leurs propriétés chimiques et physiologiques caractéristiques.

En partant des théories précédentes, relatives à la constitution des matières albuminoïdes, plusieurs auteurs ont tenté d'en faire la synthèse, en France principalement, car, en Allemagne, une certaine école considère cette synthèse comme absolument impossible, en raison de l'absence de phénomènes héréditaires (matière vivante). Les deux principales tentatives de synthèse sont dues à Schutzenberger et à Grimaux.

Gomme nous l'avons vu ci-dessus, P. Schutzenberger considère la molécule d'albumine comme résultant de l'union, avec perte d'eau, de l'urée ou de l'oxamide avec la leucine et les leucéines. En effet, en décomposant les albuminoïdes dans l'autoclave, par la baryte et l'eau, Schutzenberger a obtenu,

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