‹ La physiologie généraleChapitre 30 sur 218 · Chimie de la cellule vivante, p · texte numérisé non relu

Chimie de la cellule vivante, p

légère coloration violette se produit; si le protoplasma est mort, la coloration verte se manifeste complètement'.

Que faut-il donc conclure de ce qui précède ? Assurément, ee que nous appelons mort doit être essentiellement caractérisé par le passage d'un état chimique à un autre, ou, en d'autres termes, l'albumine morte n'est plus le même corps chimique que l'albumine vivante. La théorie de Pflûger répond à cet égard à la conception que nous nous faisons du phénomène thanatologique. Mais elle n'est pas encore assez développée et n'a pas reçu de sanction expérimentale assez certaine pour qu'on l'adopte sans restriction. Nous reviendrons, du feste, sur ce sujet, quand nous aborderons la Physiologie de la mort.

Nous donnons ci-après une classification sommaire des matières albuminoïdes. Cette classification, que nous empruntons à Hammarsten^ et à Lambling^, n'est basée que sur des caractères relativement peu importants au point de vue strictement physiologique, solubilités dans l'eau ou les dissolutions'salines, coagulations par la chaleur, etc. Malheureusement nous ne pouvons guère, pour le moment, préciser autrement les substances qui nous occupent ici.

î. Matières albuminëuses ou albuminoïdes proprement dits. — 1° Albumines : substances solubles dans l'eau sans le concours d'une base, d'un sel neutre ou alcalin et coagulant par a chaleur (albumine de l'œuf, sérum-albumine, musculo-albumine, lactalbumine, albumines végétales) ;

2° Globulines : substances insolubles dans l'eau, mais solubles dans les dissolutions de sels neutres, chlorure de sodium, d« potassium, d'ammonium, sulfate de magnésium, etc., coagulables par la chaleur (vitelline, myosine, myosinogène et myoglobuline, sérum-globuline, paraglobuline, sérum-caséine,

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