Loc. cit., p
salines, solubles dans les acides elles alcalis étendus, coagulables à chaud (gluten-caséine, légumine) ;
4^ GlohiiUnes végétales correspondant aux globulines animales, mais se dissolvant sensiblement dans l'eau pure. Le sel 'marin les précipite d'abord de cette dissolution, mais un excès les redissout facilement et un plus fort excès les précipite à nouveau (conglutines, globulines de la noLx de Para, des courges, du ricin, etc.).
11 est probable, ajoute Lambling, qu'à chaque albumine ou globuline végétales correspondent une acidalbumine, une alcali-albumine, une peptone et unepropeptone. Mais l'étude de ces produits est à peine ébauchée.
Pour terminer ce qui a trait aux substances albuminoïdes, nous devrions peut-être dire un mot des albumines toxiques ou toxalbumines. Ces toxalburnines, découvertes d'abord par Weir-Mitchell et T. Reichardt dans le venin des serpents, retrouvées dans le sang des animaux par Mosso, Physalix, Bertrand; dans les extraits d'organes pjar Roger, Lépin^, etc., se présentent sous forme de veno-albumine, veno-globuline.et veno-sérine, veno-caséine, veno-peptone, etc. Elles forment ainsi une série en quelque sorte parallèle à celle des albuminoïdes normaux. Mais ces toxalbumines doivent être considérées comme des produits azotés de désassimilation et c'est pourquoi nous ne les étudierons qu'au chapitre des Réactions ûàmiques internes.
3' Hydrates de carbone.
Les corps qui font partie de ce groupe ont pour formule générale CfH-O}"'; ce sont donc des combinaisons de l'eau avec le carbone, d'où leur nom. Gomme nous l'avons vu ci-dessus, quelques-uns de ces corps entrent dans la constitution de la matière vivante, dans le complexus du protoplasma, mais ils n'apparaissent qu'au cours des phénomènes de dédoublement ou de désintégration. Les corps dont il s'agit spécialement ici ne font pas, au contraire, partie du complexus vivant, mais ils existent néanmoins toujours dans l'organisme
comme matériaux de réserve, destinés à être brûlés et ù fournir de rénergie.
D'une manière générale, ces corps sont des sucres ou se transforment en sucre pour pouvoir être assimilés et ce n'est encore qu'à l'état de sucre qu'ils sont comburés. La plupart de ces sucres sont en G" ou en multiples de C^ comme nous le verrons, mais d'autres sont en G% comme l'arabinose, le xylose (C^H'^0'^); en C^, comme l'hepta-mannose (G"H'*0''j et autres sucres, en C^, G^ et même C^^, comme ceux dont E. Fischer a pu réaliser la synthèse. En outre, quelques-uns font fonction d'alcools, dérivés de la série grasse : ainsi les alcools pentabasiques (G'^H'^0^), comme la pinite du Pinus Lambertiana, la quercite des glands de chêne; les alcools hexabasiques en G^H'*■0^ comme la mannite de la manne et des champignons, la didcite du fnsdiin, la sorbite des baies du sorbier, etc.; les alcools heptabasiques en G'H"''0^ comme \di perse ite des fruits de l'avocatier (Laurus persea), étudiée par Maquenne..., etc. Mais tous ces sucres sont peu importants au point de vue qui nous occupe ici et c'est pourquoi nous ne nous y arrêterons pas. Nous nous contenterons de passer en revue les principaux types d'hydrates de carbone.
A. Types en G^H^^O*^ ou glucoses. Les plus importants de ces corps sont le dextrose ou glucose ordinaire, le lévulose, le galactose, le mannitosc ou glucose inactif, le dambose, la sorbine, l'eucaline, l'inosite. De ces corps, les uns dévient à droite le plan de polarisation, les autres le dévient à gauche ou sont inactifs. Le dambose, ou sucre de caoutchouc, et l'inosite, ou sucre de viande, qu'on rencontre non seulement dans les muscles, le foie, les reins, le cerveau des animaux, mais aussi dans quelques végétaux, pois, haricots verts, feuilles de noyer (Maquenne), paraissent être des alcools hexatomiques non saturés; ils ne réduisent pas la lie|ueur cupropotassique ; en outre, tandis que le glucose, le galactose, le lévulose fermentent avec la levure de bière, linosite, l'eiicaUne et la sorbine ne fermentent pas. Enfm, la constitution de quelques-uns de ces corps est connue et permet de voir que les
uns font fonction d'aldéhyde (dextrose), les autres d'acétone (lévulose, sorbine) ou d'alcool hexatomique (mannite), etc. Ces relations sont indiquées par les formules de constitution suivantes :