‹ La physiologie généraleChapitre 33 sur 218 · CH2 0H GH.O GH^OH · texte numérisé non relu

CH2 0H GH.O GH^OH

Mannite. Dextrose. Lévulose.

B. Les types en G^'^H^'^O'^ sont les saccharoses. Ils résultent de l'union de deux molécules de glucose avec élimination d'une molécule d'eau; ils se dédoublent, en effet, par hydratation, en deux corps en C^H'^0®.

Le saccharose, en se dédoublant, donne une molécule de dextrose et une molécule de lévulose; le lactose, une molécule de dextrose et une molécule de galactose; le maltose, deux molécules de dextrose. Les principaux saccharoses sont le sucre de canne, qui se rencontre surtout dans la canne à sucre, la betterave, le sorgho, l'érable, et dans divers végétaux usuels, navets, carottes, persil, melon, etc.; le lactose ou sucre de lait, qu'on rencontre aussi dans certains végétaux ; le maîtose existe beaucoup plus rarement à l'état naturel ; il se produit particulièrement au cours de la digestion des matières amylacées, mais son existence est transitoire, car il se transforme immédiatement et n'est assimilé qu'à l'état de glucose.

C. Les types en C^^H^^O^^ sont les trioses ou triglucoses. Ils sont peu répandus et ne se présentent qu'exceptionnellement dans l'organisme vivant; ils sont cependant intéressants, car ils montrent les condensations successives de G^H^^O^. On les considère, en effet, comme formés par l'union de trois mole-

cules de glucose avec élimination de deux molécules d'eau. En effet,

3 (C6 H' 2 06) = C18 H32 QIC + 2 Ii2 0.

Les principaux tri glucoses sont le raffmose, le mélèzitose, le mélitose, le tréhalose, etc. Le mélèzitose se dédouble en dextrose, lévulose et galactose.

D. Corps en (C^H^^'O^)". Le poids moléculaire et, par conséquent, la structure de ces corps, nous sont encore inconnus ; ce sont des produits de polymérisation dont le coefficient est au moins égal sinon toujours supérieur à 3. Tous ces corps peuvent se dédoubler et aboutissent finalement au glucose, mais ils ne se comportent pas de la même manière vis-à-vis de l'eau: la dextrine et le glycogène se dissolvent dans l'eau ; l'amidon et les mucilages s'y gonflent sans s'y dissoudre; enfin, la cellulose, le ligneux, latunicine, y sont totalement insolubles. Les principaux de ces corps sont l'amidon, le paramylon de certains vers {Euglena viridis), Tinuline des racines d'aunéesct de topinambours, la lichénine,la cellulose, l'épidermose, la vasculose, le ligneux des végétaux, la tunicine des tuniciers, la chitine des articulés et des vers-à-soie, la dextrine du frêne et de quelques autres végétaux, le glycogène du foie et des muscles des animaux, les gommes, les mucilages, les matières pectiques, etc.

L'amidon est le corps le plus important et le plus répandu de ce type parmi les végétaux; son coefficient n est probablement égal à 3. Toutefois, le grain d'amidon n'est pas homogène et semble formé par des couches concentriques où les hydrates de carbone sont à des degrés variables de condensation. Certains ferments solubles, comme l'amylase, la ptyaline et l'amylapsine pancréatique, le dédoublent, m vitro, en dextrine et maltose ; ces corps, dans la digestion natm*eile, sont dédoublés à leur tour et finalement réduits en glucose.

La cellulose et les matières analogues sont à un degré de condensation plus avancé que l'amidon. Par une série d'hydratations et de dédoublements, elle est ramenée au type en Q6 jji2Q6^ D'ailleurs, certains ferments figurés, comme le Bacil-

lus amylohacter, semblent attaquer la cellulose et la transformer, au moins partiellement, en sucres assimilables.

La dextrine est beaucoup plus simple; elle apparaît dans le dédoublement de l'amidon. Le coefficient de l'amidon étant n, celui de la dextrine serait n-2, comme l'indique l'équation suivante :

(C6H'0OS)n + H^O = (CSHioQS)" - 2 + Ci2H2*0»'. Amidon. Dextrine. Maltoae.

La dextrine se résout ensuite par hydratation en dextrose.

Le glycogène, ou amidon animal, est un produit de condensation du glucose. D'après A. Gautier, il répond à la formule (G^H^^O^}MI-0. Il existe dans le foie et les muscles, etc., mais se dédouble en glucose pour être comburé.

Enfin les gommes, les mucilages, les matières poétiques, sont également des hydrates de carbone, mais leur constitution est peu connue. Les gommes fournissent une matière sucrée par l'action des acides étendus et chauds et des ferments solubles; peut-être se réduisent-elles aussi en glucoses ou en corps analogues. Les mucilages et les matières poétiques ne subissent pas ce dédoublement; elles disparaissent néanmoins dans l'organisme et semblent capables de fournir de l'énergie; elles doivent donc subir des transformations analogues ^

4° Corps gras.

Les corps gras sont les éthers triacides d'un alcool triato-

mique, la glycérine, c'est-à-dire que trois molécules d'acide

s'unissent à la glycérine avec élimination d'eau. C'est ce qu'in^

diquent les formules suivantes, R étant un radical d'acide gras

monoatomique.

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