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OH / \ OH

Strecker envisageait la lécithine comme une combinaison des acides phosphoglycérique et gras avec la névrine ou choline et lui donnait pour formule C^^H^^^AzPO^. C'était donc un oléomargaroglycérophosphate de choline. Mais les recherches de Hundeshagen et de Gilson n'ont pas vérifié cette manière de voir. On semble plutôt admettre la théorie de Diakonow, qui voit dans la lécithine une combinaison éthérée, la choline y jouant le "rôle d'alcool, et dont voici le schéma :

C=8H3SO.O v^ y OH HO \ y CH^

\C3HS-0-P0/ \Az^0H3

C>8H3S0.0 / \o.G2H*/ \cH3

La formule qui précède est celle de la lécithine distéarique. Il y a aussi des lécithines dipalmitique et dioléique :

Lécithine distéarique =r>*H90AzPO9

— dipalmitique =C*0H82AzPO9

— dioléique =C**H86AzP09

La lécithine est soluble dans Talcool, l'éther, le chloroforme, etc., mais insoluble dans les alcalis et les acides étendus ; d'après Strecker, elle se combine aux bases ; elle n'est réellement attaquée ni par la pepsine, ni par la trypsine, mais la stéapsine pancréatique la dédouble rapidement K

La lécithine est très répandue dans l'organisme animal ; elle représente 10 pour 100 de la substance blanche et 17 pour 100 de la substance grise du cerveau, 5 pour 100 du jaune de l'œuf de poule, etc. On la rencontre aussi dans les spermatozoïdes et dans tous les tissus en voie de développement ; elle fait partie du protoplasma, non en qualité de matière vivante, mais comme réserve provenant probablement d'un dédoublement des albumines phosphorées. Traitée par l'éther, puis reprise par l'alcool chaud, elle donne avec la glycérine des boules et des fibrilles qui ressemblent aux tubes nerveux de myéline. Ces boules présentent la croix noire au microscope polarisant. Mais ce qui confère à la lécithine une importance physiologique particulière, c'est qu'elle semble constituer le premier stade vers la dégénérescence graisseuse, qui est la mort la plus fréquente des cellules animales. En raison de son inertie à l'égard des sucs digestifs, la lécithine de l'économie ne provient donc pas de l'alimentation, mais bien du dédoublement de certains albuminoïdes. C'est ce qu'indique, du reste, la présence de la choline (névrine de Liebrich) dans la molécule de lécithine.

La choline existe aussi dans la bile avec la cholestérine. C'est un hydrate de triméthylhydroxéthylénamine, dont voici la formule :

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