‹ La physiologie généraleChapitre 37 sur 218 · Cf. Lambling, op, cit · texte numérisé non relu

Cf. Lambling, op, cit

des lécithines, elles ont une signification purement excrémentitielle.

Les matières ferrugineuses du complexus \ivant se relient étroitement aux substances nucléiques que nous venons d'étudier et la dimension considérable des molécules auxquelles elles participent indique qu'elles sont appelées à jouer, dans le fonctionnement biologique, un rôle tout particulier. Chez les vertébrés surtout, le fer est principalement contenu dans le sang, sous forme d'hémoglobine; 100 grammes de sang renferment 5 centigrammes de fer; en outre, même soigneusement lavés, la plupart des tissus présentent encore des traces très sensibles de fer; un homme adulte, de poids moyen, en contient donc environ 3 grammes. Mais ce fer est à l'état de combinaison très complexe, car sa présence n'est pas décelée par l'alcool chlorhydrique ; il est sous la forme dite organique. Au contraire, sous la forme dite minérale, l'alcool chlorhydrique le met toujours en évidence. Quelle est donc cette forme organique?

Nous verrons plus loin les procédés d'assimilation du fer et les curieuses et intéressantes recherches faites à cet égard par Bunge; mais la résistance des nucléines à l'action peptonisante des sucs digestifs semble s'opposer à l'adoption de cette théorie. Récemment, Schmiedeberg s'est efforcé de démontrer qae la forme assimilable du fer est une combinaison intime de ce métal avec l'albumine; il a donné le nom de ferratine à cette combinaison, qu'il a extraite du foie de porc et qui a été obtenue synthétiquement par Marfori (Lapicque). Quoi qu'il en soit, en dehors de l'hémoglobine du sang, le fer se rencontre en combinaisons organiques dans les nucléines du jaune d'œuf, du lait, des légumineuses et des céréales. Bunge n'a réussi à isoler et à étudier que la nucléine du jaune d'œuf qu'il nomme hématogène, en raison du rôle qu'il lui attribue dans la formation de l'hémoglobine. Cet hématogène a, d'après Bunge, la composition centésimale suivante :

C 42,11 pour 100.

Az 14,73 —

Fe 0,29

On ignore encore complètement quelle place tient le fer dans rédifice moléculaire de cette nucléine, mais il est probable que cette place est importante, comme semblent l'indiquer les chiffres ci-après, qui donnent, d'après Bunge, la quantité de fer contenue dans 100 de cendres de :

Lait de chienne 0.14

Chien nouveau-né 0,3f»

Sang de chien adulte 9,10

Au dire de Bunge, la différence dans la teneur en fer du lait de chienne et du chien nouveau-né est beaucoup plus considérable que ne le marquent les chiffres précédents, puisque, d'après ses expériences, la teneur en fer des cendres du lait est six fois moins forte que celle des cendres du jeune animal. Cette différence tient à ce que le jeune animal possède, au moment de sa naissance, une réserve de fer considérable qu'il utilise ensuite progressivement; car la proportion de fer par kilogramme d'animal vivant diminue au fur et à mesure de la croissance. Cette réserve de fer paraît avoir son siège dans le foie du nouveau-né, lequel contient quatre à neuf fois plus de fer que celui de l'adulte. Ce fer est ensuite utilisé pour la formation de l'hémoglobine. Gottlieb a démontré cette accumulation du fer dans le foie par de soigneuses analyses du tissu hépatique. D'ailleurs, on a observé également que le foie fixe les métaux lourds, le manganèse, le cuivre, le plomb, le mercure. Bunge est porté à admettre que les sels métalliques ainsi fixés par le foie s'y transforment en quelque combinaison inorganique inoffensive. Ce serait une nouvelle preuve du rôle antitoxique joué par cette glande ^

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