II. Albuminoïdes + hydrates de carbone -f graisses
= C02 + H20-f-Az...
La première exprimant les réactions de synthèse, la seconde les réactions de décomposition. •
Il faut remarquer que ces deux équations sont rarement complètes, c'est-à-dire que tous les organismes n'aboutissent pas, dans leurs destructions successives, à l'eau, à l'acide carbonique et à l'azote, ni ne partent, dans leurs synthèses, de lleau, de l'acide carbonique et de l'azote. Les animaux, par exemple, ne fournissent que de l'urée, de l'acide urique, de l'acide hippurique ou des corps plus complexes encore, tous capables d'oxydations plus prononcées ; de même les végétaux n'éliminent pas d'azote libre plus qu'ils ne partent toujours de CO^ H^O et Az. Il n'y a guère que la bactérie des nodosités des légumineuses qui réalise rigoureusement cette synthèse, beaucoup de plantes demandent des combinaisons plus assimilables de l'azote, nitrates, sels ammoniacaux, et même corps amidés. Tous les animaux enfin sont impuissants à réaliser cette synthèse ; ils modifient, transforment, compliquent ou simplifient les albuminoïdes, mais sont incapables do les créer de toutes pièces. En réalité, l'équation totale. de synthèse, tout comme celle de décomposition (sauf en ce qui regarde
l'azote dont une quantité cxtrôniement minime est restituée à l'état libre) iinit par s'accomplir, mais grâce à l'intervention successive de plusieurs organismes. Cela est visible pour les phénomènes de synthèse ; cela est encore plus visible pour les phénomènes de décomposition. Nous n'en citerons qu'un exemple. La levure de bière [Saccharomyces cerevisiœ) transforme le glucose en alcool et acide carbonique suivant l'équation :
Cette transformation se fait à l'abri de l'oxygène. En présence de l'oxygène, le Mycoderma vini va, à son tour, dédoubler l'alcool en eau et en acide carbonique :
C2H60-f 06 = 2COï-f-3H20.
La levure de bière fonctionnant en présence d'une liqueur largement aérée eût donné d'emblée le môme résultat final :
Dans l'organisme humain, l'urée estte terme du dédoublement et de l'oxydation des albuminoïdes. Elle peut apparaître d'un coup par dédoublement hydrolytique de l'albumine dans les cellules anaérobies, mais elle peut aussi n'être produite que successivement, en passant par les leucomaïnes, la guanine, l'acide parabanique, etc. *; elle peut également dériver des uréides (acide urique, allantoïne, etc.). Tous ces dédoublements successifs tendent au même but, mais ils peuvent ne pas s'accompHr, comme nous l'avons vu, dans le même organisme. C'est ce qu'a exprimé Lambling quand il a dit : « Souvent le travail des uns ne commence que là où se termine celui des autres'^. :»
Mais ces deux équations n'expHment pas, même schématiquement, la première, le fonctionnement des animaux, la se-