Op, cit., p
aucune importance. ^Mentionnons cependant Vallantoîne, qui, par simple hydratation, donne de Turée, de l'acide oxalique et de l'acide acétique :
3C'H6Az*O3 + 7H-*O = 6COA28H* + C2H20*-|-C5H*O*.
Allantolne. Urée. Ac. oxalique. Ac. acétique.
11 faut remarquer que chaque organisme a sa façon propre de dédoubler les albuminoïdes et d'éliminer l'azote ; les cœlentérés et les échinodermes donnent des composés xanthiques, les arachnides de la giianine, les insectes des leucines, les mollusques de l'acide urique ou de l'urée, les plantes des alcaloïdes et peut-être de l'asparagine. Mais nous aurons à revenir plus tard sur cette question intéressante. Ajoutons seulement, pour terminer ce qui a trait aux produits de désassimilation des albuminoïdes, que le microcoque de l'urine dédouble l'urée en acide carbonique et ammoniaque et que toute l'urée excrétée se trouve ainsi, chaque jour, transformée en carbonate d'ammoniaque.
3'^ Respiration intracellulaire.
La respiration intracellulaire est le dégagement, par un organisme, d'acide carbonique dans un milieu dépourvu d'oxygène libre. Comme il n'y a pas absorption d'oxygène, puisque cet oxygène manque, il faut que ce dégagement d'acide carbonique soit dû à des oxydations internes, à des dédoublements fermentatifs. Cette respiration se rattache donc étroitement aux phénomènes que nous venons d'étudier.
A. Respiration intracellulaire chez les végétaux. — Cette respiration est plus faible que la respiration normale, sauf peutêtre pendant la germination, où des dédoublements fermentatifs très actifs s'accomplissent.
Les tableaux suivants indiquent le rapport de la respiration intracellulaire I à la respiration normale N. Le premier tableau est de Pfeffer, dont les expériences ont été faites dans une atmosphère d'hydrogène pur :
Fèves très jeunes I/N = 0,99
Blé — 0,49
Chanvre — 0,34
Lupin — 0,24
Moutarde blanche — 0,10
Le second tableau, emprunté à L. Maquenne, exprime le résultat d'expériences faites dans le vide :
Fusain du Japon Ï/N = 0,32 — 0,47
Lilas — 0,45 — 0,62
Giroflée . — 0,31 — 0,26
Aster — 0,31
Buis — 0,37
Abstraction faite des très jeunes fèves, qui, étant en développement, présentent des phénomènes particuliers ^ toutes les autres plantes montrent que la respiration intracellulaire est moins active que la respiration normale.
Les variations des conditions extérieures et particulièrement de la température, agissent sur la respiration intracellulaire comme sur toutes les fonctions. Cette respiration devient, en effet, de plus en plus active à mesure qu'on se rapproche de H- 40° G. ; au delà, elle diminue rapidement. Comme la respiration normale ne suit pas la même marche, le rapport I/N change de valeur, ainsi qu'Amm Fa montré. I/N diminue jusqu'à un certain degré variable pour chaque espèce de plante ; puis au delà, il y a augmentation. Ainsi, pour le blé, il y a diminution de I/N de 0 à -}- 25°; au delà, au contraire, il y a augmentation. Pour le lupin, il y a diminution de 0 à-f- 35° G.; au delà, augmentation, etc.
On peut se demander si cette respiration intracellulaire est indépendante de la respiration normale et si elle est un phénomène chimique ou un phénomène physiologique. Reinke a tranché la question en étudiant simultanément les deux respirations sur des feuilles d'orge et de blé tuées par l'eau bouillante. Il a obtenu les résultats qu'indique le tableau suivant :
VEGETAUX.
Blé mort. . .
Orge morte.