CH2 0 = C3H
En hydrogénant cet aldéhyde, on a
qui est la glycérine. Or, les corps gras sont des combinaisons de la glycérine avec les acides gras. Il suffit donc de connaître le mode d'élaboration des acides gras.
L'origine d'une partie de ces acides est connue ; les acides butyrique, valérique, caproïque, etc., qui sont en G*, G^ G^ dérivent, en effet, comme nous l'avons vu ci-dessus, des sucres
correspondants en G*, G^ G^, etc. Mais il n'en est pas de même des acides gras plus élevés, en G^^, comme l'acide palmitique ou G'^, comme l'acide stéarique. Gependant l'huile de palme contient de l'alcide palmitique, qui a pour formule G'^H^^O^. Il appartient donc à la même série, en 0^, qu^ l'acide valérianique; seulement il renferme 16 atomes de carbone. Appartenant à la même série que l'acide valérianique, il doit dériver des sucres par les mêmes processus. Malheureusement, on ne connaît pas de sucre en G^^ On n'a donc pu jusqu'ici réaliser la synthèse des acides gras supérieurs et leur mode de formation nous est, en conséquence, fort mal connu. On peut admettre cependant, sans invraisemblance, que ce processus est analogue à celui que nous avons signalé à propos de l'acide valérianique et qu'il n'en diffère par rien d'essentiel.
G. Élaboration des corps de la série aromatique. — Les corps
de la série aromatique se distinguent par la structure de leur
molécule qu'on considère comme hexagonale.
X\ A chacun des sommets de cet hexagone, dont
HC/z \cH la benzine G^H"' est le type, il reste, du fait
de la quadrivalence de l'atome de carbone,
une atomicité libre. On suppose alors que ces
HC JCH
\v / atomicités se saturent de deux en deux par \^ double liaison, . comme le montre la formule
CH
de la benzine. C'est cela qui distingue les
Benzine. -^ "
corps de la série aromatique des corps de la série grasse et des sucres.
Il est cependant possible de passer des corps de la série grasse à ceux de la série aromatique. Les formules de constitution suivantes montrent comment on passe des cymènes, qui existent dans toutes les essences, aux terpènes ; des terpènes au camphre et du camphre à l'inosite, qui, bien qu'appartenant encore à la série aromatique, est un sucre, non fermentescible, dont les doubles liaisons ont disparu, s'éloignant ainsi de la structure fondamentale des corps de la série aromatique.
C'est ainsi que Bseyer a transformé l'acide succinique G*H'^0*
HC
CH
CH
Cymène,
Terpène