Landois, Traité de physiologie, p
sont comprimés, et, par suite, l'absorption diminue d'intensité. De môme l'absorption est plus rapide pendant la digestion, à cause de la dilatation des vaisseaux, et pour Teau chaude que pour les boissons froides, d'après Rossbach, parce que ces dernières déterminent le resserrement des vaisseaux.
L'absorption cutanée existe chez nombre d'animaux nus ou inférieurs, mais ses conditions n'en sont pas bien connues. On peut cependant les rapprocher de celles que nous venons de voir se produire dans l'intestin. Chez les animaux pourvus de revêtements cutanés, l'épiderme s'imbibe et se gonfle simplement après un long séjour dans l'eau, et la peau, à cause de l'enduit sébacé qui la recouvre, ne semble rien absorber ni des sels, ni des matières solubles mises en contact avec elle. Toutefois, Juhl a montré que la peau peut absorber les solutions aqueuses qu'on pulvérise à sa surface. Cette absorption a probablement lieu par les interstices qui existent entre les cellules épidermiques.
Certains organes, tels que l'œil, les branchies surtout, absorbent l'eau, mais cette absorption est peu considérable, et, d'ailleurs, son mécanisme ne semble pas varier. Au surplus, de quelque manière qu'elle soit absorbée, l'eau tombe dans le torrent circulatoire, dans le milieu intérieur qu'elle contribue essentiellement à former; puis, après avoir véhiculé les matériaux nutritifs et les éléments fixateurs d'oxygène, elle est finalement éliminée en entraînant les résidus du fonctionnement.
Chez les animaux supérieurs, cette élimination se fait par quatre voies différentes : évaporation pulmonaire, sueur, urine, fécès. Rappelons, du reste, que cette eau éliminée a également une quadruple origine ; elle provient de l'eau ingérée sous forme de boissons, de l'eau normalement contenue dans les aliments solides, de l'eau qui résulte de la combustion de l'hydrogène contenu dans les graisses, les hydrates de carbone et les albuminoïdes, et enfin, mais dans des proportions infiniment moindres, de l'eau absorbée par divers organes.
Le tableau suivant donne, d'après Vierordt, la quantité d'eau éliminée, en vingt-quatre heures, par un homme adulte :
LA PIiySIOLOGIli: GÉN. 12
Respiration 330 grammes d'eau.
Transpiration 660 —
Urine 1700 —
Fécès 128 —
Total 2 818 grammes d'eau.
Voici un autre tableau qui indique la quantité d'eau éliminée à l'état de repos et à l'état de travail en vingt-quatre heures :