A BC
Fis:. 5.
Engelmann. Nous donnons par comparaison cette même courbe d'après Timiriazef.
Les résultats obtenus par Engelmann furent contestés. Reinke et Draper soutinrent qu'il n'y a point de maximum dans le bien. Pringsheim, bien qu'ayant opéré avec des bactéries, ne reconnut pas non plus ce maximum. Engelmann refit alors ses expériences en employant, cette fois, du sang rendu veineux par l'acide carbonique. Il plongea dans ce sang un filament d'algue verte et vit bientôt le sang s'artérialiscr, dans l'orangé et le bleu, mais rester veineux partout ailleurs. Évidemment, l'hématose du sang n'avait pu être produite que par la mise en liberté d'oxygène dans l'orangé et le bleu.
Ces résultats concordent avec ce que Ton sait par ailleurs. En effet, le maximum de l'orangé répond à la bande noire du spectre d'absorption de la chlorophylle, de môme que le maximum du bleu répond à la bande sombre de cette même région dans le même spectre d'absorption. Si la chlorophylle absorbe ces couleurs, c'est donc évidemment à la position dans le spectre de ces mêmes couleurs que doit répondre le maximum de décomposition de GO'.
La partie de l'ultra-violet du spectre chimique qui agit dans la photographie est défavorable à la fonction chlorophyllienne ; c'est là au moins ce qui semble résulter des expériences de Siemens et de Dehérain et Maquenne faites avec la lumière électrique, très riche, comme on sait, en rayons chimiques. Les feuilles, en effet, noircissent, et la plante ne pousse pas, malgré l'emploi du manchon de verre, qui arrête en grande partie les rayons chimiques.
Quel est le rapport entre l'acide carbonique absorbé et l'oxygène dégagé dans la fonction chlorophyllienne ? Th. de Saussure avait déjà noté que l'atmosphère ambiante ne change pas de volume, mais il croyait que la quantité d'oxygène dégagée est inférieure à celle de CO^ fixée. Pour lui, la différence est couverte par une certaine quantité d'azote que les plantes dégagent. Cloëz et Gratiolet, qui constatèrent aussi ce dégagement d'azote, remarquèrent qu'il diminue à mesure que l'expérience avance. 11 est uniquenient dû, en effet, à l'azote en dissolution dans l'eau et les sucs de la plante et qui s'échappe mécaniquement; il ne joue aucun rôle dans cette fonction végétale. Boussingault arriva à des résultats plus précis et vit que 1 339 centimètres cubes de CO* absorbé donnent 1 323 centimètres cubes d'oxygène dégagé. La différence entre les deux volumes est donc fort petite, et, dans la pratique, on admettait généralement que la [quantité d'acide carbonique absorbé est égale à celle de l'oxygène dégagé. Mais tout récemment (1894), Schloesing fils a fait une série d'expériences très concluantes sur le rapport COVO dans la fonction chlorophyUienne. Voici le résultat de ces expériences :