PHYSIONOMIE INDIVIDUELLE
Nous arriverons donc tout de suite à ce qui concerne la physionomie individuelle. Pour suivre la division que nous avons indiquée tout à l'heure, distinguons-y d'abord ce qui est absolu de ce qui est relatif.
Ce qui est absolu, c'est: le sexe, le tempérament, l'âge, le type, la taille, et enfin les traits, toutes choses que la nature seule a faites et sur lesquelles l'homme ne peut agii* à sa volonté.
Ce qui est relatif, c'est, d'une part, toutes les expressions de physionomie dont la source est dans les affections de l'âme ou du
corps et, d'autre part, celles qui résultent des influences du milieu oii riiomme est appelé à vivre.
Dans la première de ces catégories il faut placer: la santé, le caractère, rintelligence, la moralité, les passions, les vices.
Dans la seconde : la race, la nationalité, l'hérédité, la famille, la religion, l'éducation, la position sociale, la profession ; plus, en communauté avec tous les êtres de la nature, le temps, le lieu, le climat, les précédents elles accidents.
J'aurai à appeler l'attention sur un des points les plus importants et les moins explorés de cette partie de la physionomie : je veux parler des phénomènes psychologiques collectifs qui se produisent, tantôt par une sorte de commotion, tantôt par une contagion véritahle, parmi des groupes d'hommes et même parmi des individus séparés les uns des autres ; on aura là l'occasion d'ohserver un des plus curieux exemples de ces intluences de milieu dont je parlais tout à l'heure.