‹ La physionomie et l'expression des sentimentsChapitre 44 sur 172 · C MORPHOLOGIE COMPARÉE DU VISAGE HUMAIN · texte numérisé non relu

C MORPHOLOGIE COMPARÉE DU VISAGE HUMAIN

de mulâtres très blancs éprouvent à avouer qu'ils ont du sang iiègre dans les veines, et plus encore dans l'horreur qu'inspire à tous l'idée de ressemblera des singes.

Il y a des nègres, des Australiens et des Papous qui s'*arrachent, se liment ou se teignent les dents pour ne pas ressembler aux chiens et aux singes. Un front bas et velu, une mâchoire proéminente, un nez réduit presque à rien paraissent laids à tous ou à presque tous les habitants du globe.

Semblables au papillon qui, en sortant de sa chrysalide, rejette comme une souillure tous les vestiges de son état de larve, tous les hommes regardent en haut et ne sont en contact avec la terre que par une partie de leur corps la plus minime possible.

Nous pouvons, à notre fantaisie, faire des races humaines autant d'espèces distinctes; nous pouvons modifier et bouleverser nos systèmes et nos méthodes de classification. Mais, malgré tout, les bipèdes qui savent allumer le feu et parler se sentent frères; en dépit des savants, ils s'aiment et ils se tuent, mais sur le cadavre de ceux qui succombent, ils tressent toujours leurs nœuds d'amour.

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