Charles Bell, Anatomy and philosophy of expression
k. Albert Lemoine, De la physionomie tt de la parole. Paris. 18»3o, p. lui.
lien par Rasori, et dans lequel les divers mouvements du visage et du corps sont étudiés avec soin et avec intérêt.
En 1839, le docteur Burgess * a étudié les causes de la rougeur qui se produit sous Finfluence des diverses émotions ; en 1862, Duchenne a publié deux éditions de son traité sur le mécanisme de la physionomie- ; mais l'importance de ses observations et de ses théories me semble avoir été exagérée quelque peu par Darwin ^ Dans ma Physiologie de la douleur, yeâ tâché de ramener à une modération plus judicieuse l'ardeur des physiologistes.
Un grand anatomiste français, Gratiolet, a fait à la Sorbonne, sur l'expression, un cours public, qui fut imprimé en 1865, après la mort de Fauteur ^. Il y résume ainsi la conception qu'il s'était faite de la mimique :
Il résulte de tous les faits que j'ai rappelés que les sens, l'imaginalion et la pensée elle-même, si élevée, si abstraite qu'on la suppose, ne peuvent s'exercer sans éveiller un sentiment corrélatif, et que ce sentiment se traduit directement, sympathiquement, symboliquement ou métaphysiquement dans toutes les sphères des organes extérieurs, qui le racontent tous, suivant leur mode d'action propre, comme si chacun d'eux avait été directement afifecté.
Dans cette doctrine se cache le germe d'une grande vérité, mais on l'y entrevoit à peine à travers un voile tissé de nébulosités métaphysiques. J'espère que le lecteur trouvera plus de lumière dans mon chapitre sur l'alphabet de la mimique.
Piderit a publié, en 1859, un essai sur l'expression, et en 1867, un traité scientifique de la mimique et de la physiognomonie \ Bain, Herbert, Spencer et d'autres psychologues de l'école positive ont recueilli des observations précieuses sur quelques-unes des expressions du visage humain.
C'était pourtant à Darwin qu'était réservé l'honneur d'étudier la mimique avec une méthode réellement nouvelle, et d'ouvrir un large champ aux comparaisons en recherchant les premiers linéaments de la mimique dans les animaux qui nous ressemblent le plus.
Les grands anatomistes et physiologistes qui l'avaient précédé