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mes; parfois enfin, il est élargi, quand il y à un gros épanchement intra-articulaire.
4° Il existe enfin des érosions dans les formes graves, Comme nous l'avons dit plus haut : ces érosions sont d’ailleurs souvent en dehors des surfaces arliculaires. Plus tard la rémineralisation se fait et on peut observer « l'aspect perlé » qui a été décril par Costa et Garcin. Puis apparaissent les lamelles de périostose, les hyperostoses, les exostoses (les exostoses les plus communes siègent au calcanéum). Ces images de la phase chronique sont elles aussi assez peu typiques ct elles varient en outre suivant la forme clinique et la localisation.
Nous pouvons donc conclure avec Mondor :
« Si le diagnostic différentiel de l’arthrite blennorragique ne nous parall pas encore facile à trancher par la radiographie, celle-ci est #n revanche d’un emploi obligatoire pour le pronostic et la surveitlance du traitement.
« Une arthrile sans signe radiologique doit bien guérir. Une décalcification brutale, précoce est un averlissement sérieux. Les contours noyés, l’usure cartilagineuse, l’encrassement de linterligne (ou pis son affaissement) sont des signes sévères, La recalcification est un signe de convalescence, mais ici encore l'exubérance des exostoses, des déformations épiphysaires, les longues exostoses le long des ligaments obligent à des réserves. »
TRAITEMENTS PHYSIOTHERAPIQUES
Ayant rappelé ces grandes notions anatomiques et cliniques indispensables, nous allons pouvoir envisager sucessivement les divers agents physiques ms à notre disposition, en essayant de faire ressortir, parmi cette pléiade, ceux qui nous donnent les meilieurs resultats.
Au premier plan, brille d’un vif éciat la radiothérapie par les Rayons X et par les Rayons Gamma du Radium.
Mais son action n’est pas toujours suffisante et immédiatement après elle se place l’électrothérapie.
Pour compléter, si besoin, les résultats thérapeutiques de la radio et de l’électrothérapie, nous possédons enfin d’autres agents physiques qui jouent un vôle utile mais secondaire : la kinésithérapie, la thermothérapie, la photothérapie, l'hydro et la crénothérapie.
Nous consacrerons un chapitre à chacun de ces . procédés.
RADIOTHERAPIE
Historique. — Larson (de Chicago) a rapporté en 1904, le premier cas d’arthrite blennorragique traité par les rayons X. Il s’agissait d’un jeune homme de 21 ans atteint d’une arthrite sterno-claviculaire aiguë. On lui fit une radiographie et, le lendemain, on allait l’opérer quand on s'aperçut que la tuméfaction avait diminué d’au moins 60 %. On émit alors l'hypothèse de Paction des R. X. et on en fit usage pendant les 10 Jours suivants, après lesquels le matade quitta l’hôpital complètement guéri, chantant les louanges du chirurgien et des R. X.
L'idée du traitement radiothérapique des arthrites blennorragiques fut reprise, en 1908, en Italie, par Minassiau et surtout par Cérésole (1910); il en fit le traitement de choix, ayant une « action presque spécifique », donnant d’ailleurs 12 observations très intéressantes à l'appui de sa thèse.
Dohan, en 1911, se faisait l'écho de ces travaux. Mais, pendant de nombreuses années, la méthode resta presque inconnue, tout au moins en France.
Par contre, depuis la guerre, à la suite de Wetterer (1921), de nombreux auteurs, à la recherche d’un