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Rayons ultra-violets

Les rayons ultra-violets sont des radiations invisibles qui ont une action chimique. Leur spectre s'étend de 4000 U.A. à 1.000 U.A. environ, mais une couche d’air de 1 cm. d'épaisseur suffit pour arrêter toutes les radiations au-dessous de 1.800 U.A.

Les appareils utilisés pour usage médical donnent des radiations jusqu’à 2.000 U.A. environ.

Ces appareils sont de deux sortes. Ce sont des lampes à arc (à charbons mono ou polymétalliques) ou des lampes de mercure en quartz, plus répandues, que les précédentes, car d'un entretien nul. Les rayons sont concentrés par un réflecteur.

Les rayons ultra-violets étant de la lumière à courte longueur d'onde, leur pénétration est faible et ils sont absorbés par les premières couches de la peau.

Les rayons ultra-violets possèdent un certain pouvoir bactéricide qu’il convient cependant de négliger en pratique.

Avec une dose massive, on obtient un érythème de la peau suivi parfois de phlyctène et plus tard de pigmentalion. Avec des doses modérées, il se produit une sorte d’accoutumance et la peau se pigmente doucement. D’après certains auteurs cette pigmenta-

tion jouerait le rôle d’un accumulateur d'énergie et aurait une action éminemment favorable, Les rayons ultra-violets déterminent une vaso-dilatation périphérique qui entraine un abaissement de la tension artérielle. Le nombre des globules rouges augmente ainsi que le taux de lhémoglobine et la résistance globulaire. Le nombre des globules blancs augmente de façon transitoire. Le métabolisme du calcium et du phosphore est remarquablement favorisé.

Certains auteurs, cédant sans doute à la vogue qu'entraina au début la constatation de ces heureux effets, ont préconisé les rayons ultra-violets dans le traitement du rhumatisme blennorragique. Bien entendu, il ne s'agissait pas de traiter des cas aigus, mais seulement des cas chroniques. Des résultats heureux ont été publiés. Cotte et Mile Jamin ont encore cité assez récemment un cas favorable à cette thérapeutique. Par contre Mondor dit avoir essayé les rayons ultra-violets et n’en avoir rien obtenu de démonstratif. La grande majorité des auteurs est de cet avis, et nous-même ne les avons jamais utilisés contre larthrite blennorragique elle-même.

Les ultra-violets constituent par contre une excellente thérapeutique de « l’anémie gonococcique » très fréquente au cours des manifestations articulaires. Avec Vignal, nous ne pouvons que recommander dans ce cas une série de quelques séances d’actinothérapie généralisée à doses progressivement croissantes. Les résultats se manifestent rapidement et l'effet est des plus heureux.

HYDRO ET CRENOTHERAPIE

Nous envisagerons tout d'abord les pratiques hydrothérapiques simples, telles qu'elles peuvent s'appliquer à domicile ou, à la ville, dans certains instituts spécialement organisés, en dehors des stations de cures hydrominerales.

& S'il y a le plus grand intérêt à utiliser la gamme thérapeutique de nos eaux minérale », disent en effet Bezançon et M.P. Weill, « nous ne devons pas oublier que, pour une très grande part, celles-ci agissent par leurs qualités physiques et que si quelques-unes ont des qualités spéciales, richesse minérale, radioactivité, onctuosité, ete. la thermalité, la pression, qui sont certains de leurs caractères essentiels, peuvent être créées et utilisées partout. »

L'hydrothérapie des arthrites gonococciques est donc essentiellement une hydrothérapie chaude : elle ne constitue sous ce rapport qu'un chapitre de la thermothérapie. Son but est la recherche de l'analgésie et de l'hyperémie favorable à la diapédèse. L'hydrothérapie ne devra jamais d’ailleurs constituer une praüique exclusive : elle sera toujours associée à d'autres traitements.

Dès la période aiguë, on pourrait utiliser les énveluppements ou les bains chauds. En pratique ces procédés sont délaissés : il est, en effet, d’autres moyens plus efficaces de provoquer l’hyperthermie à cette période où le moindre retard dans l'application du traitement actif peut avoir les plus fâcheuses répercussions sur l’évolution de l’arthrite vers la guérISOn,

Mais, dès que les phénomènes aigus ont cessé et que la tendance à la chronicité se dessine, on peut avoir recours à l’hydrothérapie.

L'eau peut être employée sous forme de bains de vapeur. Les bains simples ou médicamenteux et les douches sont d’un usage plus courant; ces deux procédés sont d’ailleurs souvent associés.

Les bains peuvent être généraux ou locaux ; lés bains locaux ne peuvent être utilisés facilement qu’en vas de monoarthrite d'une extrémité d’un membre ; les bains généraux sont à conseiller pour la hanche, l'épaule, l'articulation sterno-claviculaire : peut-être d’ailleurs seraient-ils plus actifs, d’après Lasègue.

La température de ces bains doit être assez élevée : 40 à 45°, qui sont mieux tolérés si la température d’entrée est un peu plus basse que la température de sortie, La d'irée d’un tel bain ne doit pas dépasser 25 à 30 minutes, dont 16 minutes au plus à la température inaxima. On donne généralement un baïn tous les deux jours et on peut continuer ainsi pendant plusieurs mois sans inconvénient. |

Paru les bains médicamenteux il faut surtout

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