Le système que nous venons de décrire
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eftt^ au fond 9 celui qui ^st employé sur les lignes des ûhemins de fer de Rouen et d'Orléans. IL.es fils sont portés sur des poteaux de bois de distance en distance y et passés dans la gorge de poulies de porcelaine. Quoique le bois soit conducteur de ï'électrieité statique, il l'est peu ou point pour lei courants y qui suivent sans s'écarter les conducteurs métalliques, même quand les poteaux sont mouillés par la pluie. Ce fait remarquable s'explique en considérant que, pour l'électricité voltaïque , l'eau elle-même est un conducteur incomparablement moins parfhit que le métal, à tel point qu'on estime la conduci)3ilité de l'eau pure six milliards de fois moindre que celle du cuivre. On avait pensé d'abord à faire passer les fils des télégraphes sous les rails des chemins de fer, pensant que là ils seraient plus à l'abri des accidents. Mais cette mesure aurait un inconvénient fort grave : dans le cas de rupture d'un fil souterrain, il serait à peu près impossible de trouver le point brisé; sur des poteaux, au contraire, les fils peuvent être exposés à plus de chances de rupture, mais l'inconvénient est léger; car, en cas d'accident, la réparation serait facile : il suffit de raccrocher l'un à l'autre les deux bouts séparés , ce que peut faire le premier venu des nombreux cantonniers répandus sur le chemin.
406. On a reconnu que non-seulement on fil double suffisait pour une transmission télégraphique complète, mais encore qu'il était possible, avantageux même, de réduire ce fil à moitié, en
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remplaçant par le sol la moitié absente. Ainsi, qu'entre l'élément platine du couple voltaïqiie et le multiplicateur de la seconde station, on supprime le fil conducteur en n'en laissant saillir que quelques mètres^ et que ces dau^ bouts soient enfoncés dans la terîe humide, eh bien! le sol compris entre ces deux points remplacera parfaitement la moitié du fil qui manque ; le courant se produira et se propagera autant et mieux que s'il eût kraTerfië cette portion du conducteur métallique, il n'est pas besoin que les deux bouts du fil coupé plongent dans le sol ou dahd des puits par de larges plaques ^ comme on l'avait oru d'abord. Etifin , on a reconnu qu'on pouvait les mettre en rapport avec les rails eux-mêmes, ce qui offre une simplification et une économie. Ce remplacement d'un fil métallique par le sol est un fait fort remarquable, et qui jusqu'ici ne paraît pas éixpliqué d'une manière satisfaisante.
Nous ajouterons que le moteur du télégraphe de la ligne de Rouen est une pile, et que cette pile à coufânt constant appartient au système dit de fiunsen^ que nous décrirons plus loin. Nous décrirons àus^i dans un autre chapitre un moteur d'une nature toute différente, et qui donne lieu au troisième système de télégraphie électrique.
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