CHAPITRE XXVm
DE L'ACTION RÉCIPROQUE DES COURANTS. — ACTION DE LA TERRE. — SOLËNOIDES.
Attraction
et
répulsion
mataelle dei
courants.
407. Si les courants agissent sur les magnëtismes libres ou combinés, et que, d'après l'ensemble des faits précédents, il y ait lieu de conclure à une identité des fluides, on doit penser que l'aimant à son tour agira sur les courants, que les courants exercerontles uns sur les autres uneaction mutuelle; enfin, que les courants seront influencés par l'action magnétique de la terre. Or, on a reconnu tout cela.
Pour prouver ces faits divers, nous nous servirons du petit appareil représenté ci-contre. C*est un fil de cuivre cbodan^ dont les bouts sont soudés en c dans une mince lame de cuivre, et en z dans une mince lame de zinc. Les deux lames traversent un liège qui flotte avec le petit système métallique sur un bain d'eau acidulée. Il en résulte un couple, et la production d'un courant qui marche dans le sens indiqué par les flèches. Son point de départ est le zinc, au contact duquel
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Pacide devient positif ^ tandis que le zinc devient négatif; or, le fluide positif de Tacide se transmet à la lame de cuivre et au fil métallique qui la continue. L'effet du contact des deux métaux, zinc et cuivre, en w, produirait ou même produit réellement un courant dans le même sens; et comme il en est ainsi dans tous les cas, nous ferons désormais abstraction du faible effet dû au contact.
Cela posé, si Ton présente à ce courant mobile une portion du fil interpolaire d'une pile en activité parallèlement à od, le petit flotteur àera attiré ou repoussé selon le sens des courants. Si le fil interpolaire est approché de façon à ce que le courant qui le suit marche dans le même sens od que celui du flotteur, il y aura attraction : dans le cas contraire, il y aura répulsion. Si le fil est placé angulairement à od^ le flotteur tournera pour se placer dans une position parallèle, et de manière à ce que les deux courants marchent dans le même sens. Voici pour l'action réciproque des courants entre eux.
408.. Présentez maintenant un barreau aimanté Action au courant flotteur. Vous verrez celui-ci attiré ou repoussé par le barreau, selon le pôle qui lui sera présenté; et dans tous les cas, si le barreau n'a pas son axe perpendiculaire au plan du flotteur , celui-ci tournera pour se mettre en croix avec le barreau. Et le mouvement de rotation sera toujours dirigé de telle sorte que le courant mobile devra toujours avoir à sa gauche le pôle nord de
de
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raimant, selon la règle du n° 388. Ainsi ^ nous avons vu d'abord un coura^t diriger le barreau; nous "voyons maintenant le barreau diriger les courants, de manière à produire les rapports de position voulus par la régie citée.
Action 409. Si le barreau dirige un courant libre, globe, l'action magnétique du globe devra produire un effet semblable, et c'est ce qui a lieu. Qu'on ob<serve la position du flotteur en équilibre, on verra qu'elle est toujours la même; et, en comparant cette position à celle du méridien magnétique, on reconnaîtra que le plan du flotteur est perpendiculaire à celui de ce méridien. Il y a donc là une position d'équilibre stable déterminée par l'action de la terre; et elle l'est à tel point, que la position des faces du flotteur est réglée et invariable. Si l'observateur faisant face au flotteur dans son état d'équilibre a la plaque cuivre à sa droite et la plaque zinc à sa gauche , et qu'il fasse faire au flotteur un demi-'tour pour changer la position de ces plaques à son égard, tout en laissant le plan du flotteur perpendiculaire au méridien magnétique, l'appareil, abandonné à luimême, fera une demi-révolution en sens contraire, et les plaques reprendront leur disposition première. Dans la position d'équilibre stable , et le spectateur étant tourné vers le nord, il a le cuivre à sa droite et le zinc à sa gauche; le courant, dans la partie supérieure du fil, se dirige de l'est à l'ouest.