CHAPITRE XXXII
^^ **pnt à une petite distance
'^^ extérieurs se prolongent
^ atine, qui accrochent des
*^ ^ ^ * 1 destinées à être appliquées
. • irties du corps de la torpille.
' cette communication 9 on \oit
.dater entre le mercure et les fils ^ ijtient encore l'étincelle, en plaçant
^ ventre deux plats de métal, aux bords
desquels on applique des feuilles d'or js d'un demi-milHmètre. En frappant alors j plat supérieur de manière à irriter la tor- »e , on voit les feuilles d'or se porier l'une sur autre, et l'étincelle éclater entre elles deux. Le courant que donne la décharge , selon les indications du mullîplicateur, va de la partie supérieure de l'animal à sa partie inférieure, à travers le conducteur interpolaire; il est d'ailleurs d'autant plus intense, que les lames conductrices appliquées sont plus larges.
On a observé que, si l'on met à découvert le cerveau d'une torpille , trois des quatre lobes qui le composent sont, pour ainsi dire, indifférents; on peut les couper et les enlever sans que la puissance de décharge soit anéantie. Il eu est autre^ ment du quatrième lobe; on ne peut le toucher sans qu'une décharge s'ensuive ; et si on le détruit en laissant subsister les trois autres, la torpille devient impuissante à donner des secousses.
434. Il n'y a rien, dans les organes des poissons Électricité électriques, qu'on puisse comparer véritablement II. 17
258 PHYSIQUE m iCTION.
à nos machines, et il est impossible de les ramener à une même théorie. On doit seulement en conclure qu'il existe d'autre^ sources d'électricité que celles de l'action réciproque des substances minérales. Plusieurs physiciens paraissent disposés à revenir à l'opinion de Galvani sur l'existence d'une électricité animale , et on la chargerait volontiers de servir d'intermédiaire entre les muscles et les perfs moteurs. Cette conséquence ne nous parait nullement contenue dans les expériences sur lesquelles on la fonde. Quoi qu'il en soit , on peut développer l'électricité par la seule application des nerfs sur les muscles, et même des muscles sur les muscles, et former des piles d'animaux vivants, comme en 4 formé M. Matteucc) sur des grenouilles et des pigeons.